Date de naissance : 10
octobre 1924
Date de décès : 21
mars 2004
Nom : Monique
Tchémerzine
BIOGRAPHIE :
Fille d’un prince Tcherkesse en exil
et d’une française, Monique Tchémerzine voit le jour le 10 octobre 1924, à
Paris. Sous le nom de Tcherzina, elle devient à quinze ans, la plus jeune
danseuse étoile de l’histoire de la danse. Dès le début des années quarante,
danseuse et chorégraphe des Grands Ballets de Monte-Carlo, elle se produit dans
tous les plus grands théâtres lyriques du monde. Elle danse régulièrement avec
le grand Serge
Lifar, notamment dans une magnifique version de «Roméo et Juliette» en
1942.
En 1946, sous le pseudonyme de
Ludmilla Tchérina, elle fait ses débuts au cinéma dans «Un revenant» aux côtés
de Louis
Jouvet. L’année suivante, à la demande de Michael
Powell et d’Emeric
Pressburger, elle tourne «Les chaussons rouges» avec son premier mari, le
danseur Edmond
Audran. Le film est un succès international. Ludmilla, qui est déjà une
danseuse étoile éminemment reconnue, devient également une grande star de
cinéma. En 1948, elle apparaît dans l’opérette de Paul Misraki «Le chevalier
Bayard» avec le tout jeune Yves
Montand. Par la suite, elle tourne à plusieurs reprises sous la direction
des réalisateurs anglais Powell & Pressburger dans «Les contes d’Hoffmann»
(1951) avec Moira
Shearer, «Oh ! Rosalinda» (1955) avec Anton
Walbrook et «Lune de miel» (1959) avec Anthony
Steel.
Après la mort accidentelle de son
époux le 19 juillet 1951, Ludmilla délaisse la scène au profit de la peinture
et du cinéma. Elle participe au péplum italien «Spartacus» (1953) de Riccardo
Freda, puis donne la réplique à Jack
Palance et Jeff
Chandler dans «Le signe du Païen» (1954) de Douglas
Sirk. En 1959, elle revient à la danse et monte sa propre compagnie. Elle
impose alors sa conception du «Théâtre Total» dans deux ballets qui
bouleversent la tradition : «Le feu aux poudres», la seule mise en scène
lyrique de Jean
Renoir et «Les amants de Teruel» de Raymond
Rouleau. Ce dernier est d’ailleurs adapté pour le grand écran en 1961 par
Rouleau lui-même.
Ludmilla Tchérina apparaît une
dernière fois au cinéma en 1964, dans «Une ravissante idiote» d’Edouard
Molinaro, face à Brigitte
Bardot. Dans les années soixante-dix, elle tourne plusieurs productions
pour la télévision, souvent des adaptations de ses plus grands ballets, parmi
lesquels, «Salomé» (1973) avec Michel
Auclair et «La reine de Saba» (1974). L’année suivante elle s’éloigne des
caméras, mais continue ses spectacles dans le monde entier jusqu’en 1987. Elle
publie aussi deux romans : «L’amour au miroir» (1983) et «La femme à
l’envers» (1986).
Peintre et sculpteur de talent
depuis de nombreuses années, Ludmilla Tchérina se retire à la fin des années
quatre-vingt pour se consacrer pleinement à sa nouvelle passion. Artiste
reconnue, elle expose ses œuvres dans le monde entier. Après une vie artistique
exceptionnelle et couronnée de gloire,
FILMOGRAPHIE :
1946 o Un revenant
/ Le revenant – de Christian-Jaque
avec Louis Jouvet
1948 o Les chaussons rouges ( the red shoes )
de Michael Powell & Emeric Pressburger
avec
Anton Walbrook
o Fandango – de Emil Edwin
Reinert
avec Luis Mariano
1949 o La belle que voilà – de Jean-Paul Le Chanois
avec
Henri Vidal
1950 o La
nuit s’achève – de Pierre Méré
avec Victor Francen
·
Prix
de la meilleure interprétation féminine au festival du cinéma de Vichy, France
o Parsifal – de
Carlos Serrano de Osma & Daniel Mangrané
avec Gustavo Rojo
1951 o Les contes d’Hoffmann ( the tales of
Hoffmann ) de Emeric Pressburger & Michael Powell
avec Robert Helpmann
o Clara de Montargis / Désir d’une heure – de Henri Decoin
avec
Michel François
o
CM À la mémoire d’un héros – de
o
CM Méphisto valse – de
1952 o Spartacus ( Spartaco / Sparcaco, il gladiatore della Tracia ) de
Riccardo Freda
avec
Massimo Girotti
1954 o Le signe du païen / Attila, roi des Huns ( sign of the pagan ) de
Douglas Sirk
avec
Jeff Chandler
·
+ chorégraphie
– Non créditée
o La fille de Mata Hari ( la figlia di Mata Hari )
de Carmine Gallone & Renzo Merusi
avec Frank Latimore
·
+ chorégraphie
1955 o Oh… Rosalinda ! ( fledermaus’55 )
de Emeric Pressburger & Michael Powell
avec Dennis Price
1958 o CM Musée
Grévin – de Jacques Demy & Jean Masson
avec
Jean-Louis Barrault
·
Seulement
apparition
1959 o Lune de miel ( honeymoon / luna de miel
/ the lovers of Teruel / luna de miel en España ) de
Michael
Powell avec Anthony Steel
1961 o Les amants de Teruel – de
Raymond Rouleau
avec
Philippe Rouleau
1963 o
CM Hommage à Debussy – de Marcel L’Herbier
1964 o Une ravissante idiote – de Edouard
Molinaro
avec
Anthony Perkins
Remerciements à Angélique CHMILEWSKY
© Philippe PELLETIER pour Les Gens du Cinéma (mise à jour
02/12/2004)