Paul DUPUIS

 

 

Né le 11 août 1916 à Montréal, Québec.

Décédé le 31 janvier 1976 à Saint-Sauveur, Québec.

 

 

ACTEUR

 

 

Biographie :

 

Fils de juge et né à Montréal, il fait ses études au collège St-Laurent et rejoint Les Compagnons de Saint-Laurent, où il s’initie au théâtre grâce au père Émile Legault. D’une grande beauté, avec des yeux bleus vifs, d’une voix chaude et sensuelle, il est rapidement choisi pour jouer les rôles de jeunes premiers dans les pièces de répertoire.

 

Comme tant d’autres, il débute à Radio-Canada, en 1937, tout d’abord comme annonceur, puis comme comédien et réalisateur. Il sera de la distribution du radio-roman Un homme et son péché. Mais la guerre déchire l’Europe et Paul part pour le Vieux Continent en 1942 comme correspondant de guerre, faisant de très nombreux reportages à bord des navires de guerre, puis un peu partout en France. De retour au Québec, il ne retournera pas à Radio-Canada et partira en Angleterre pour tenter sa chance comme comédien. La firme d’Arthur Rank ne s’y trompera pas et l’engagera pour un contrat de cinq ans. Dupuis tiendra son premier grand rôle dans Johnny Frenchman. Il y jouera le rôle éponyme aux côtés de la française Françoise Rosay, y remporta un beau succès.

 

Dès lors, le cinéma et la télévision retiendront Paul Dupuis loin du Québec, jusqu’au début des années 50 où il reviendra. Mais auparavant, il aura pu se démarquer dans une dizaine de longs métrages grâce à sa carrure athlétique qui lui vaudra principalement des rôles de militaires ou de jeunes premiers sportifs. On le verra aussi en France sans qu’il ne laisse de souvenirs particuliers.

 

Quand il revint au Québec, on lui donna très vite des premiers rôles dans les productions cinématographiques québécoises des années 50; on se souviendra de son Étienne Brûlé, patriote condamné dans le film de Turner.

 

Mais au Québec, on se souviendra principalement de son rôle dans le télé-roman les Belles histoires des pays d’en haut où il interprétait le journaliste Arthur Buies. Un rôle qu’il abandonna, lassé de celui-ci.

 

Il se tourna vers le compétiteur de Radio-Canada, la chaîne Télé-Métropole qui lui offrit le poste d’animateur de l’émission Bon voyage, où des monsieurs-et-madames-tout-le-monde venaient raconter leurs périples et voyages. L’émission ne resta pas longtemps en ondes. Paul Dupuis démissionnant avec fracas en 1970.

 

Puis il disparut de la circulation. Sans laisser d’adresse, laissant ses amis perplexes. Certains suggéraient qu’il était peut-être retourné en Angleterre tentant de faire un come-back, d’autres sceptiques, surtout inquiet de son état d’âme tourmenté depuis le décès son père, se taisaient.

 

Hors Dupuis revint en éclair, parlant d’un voyage dans les îles du Pacifique. Recruté par la station radiophonique CKVL; il fit les choux gras de la presse. Son franc-parler et ses longs dialogues radiophoniques dérangèrent beaucoup les autorités ecclésiastiques qui tentèrent de faire retirer le micro à Paul Dupuis.

 

Tourmenté, épuisé, on apprend à nouveau la disparition de Paul Dupuis fin janvier 1976. Inquiets, des amis firent des recherches et on apprit la triste nouvelle de son suicide dans un hôtel de Saint-Sauveur. Il n’avait que 59 ans.

 

 

Filmographie:

 

 

1945       -               Johnny Frenchman : de Charles Frend

avec Patricia Roc

1946       -               The Laughing Lady / La dame en bleu : de Paul L. Stein

avec Anne Ziegler

1947       -               La forteresse : de Fédor Ozep

avec Nana de Varennes

1947       -               The White Unicorn / La licorne blanche : de Bernard Knowles

avec Margaret Lockwood

1948       -               Against the Wind / Guerriers dans l’ombre : de Charles Crichton

avec Simone Signoret

                                Sleeping Car to Trieste / De Paris à Trieste : de John Paddy Carstairs

avec Jean Kent

                                Madness of Heart / L’mplacable ennemie : de Charles Bennett

avec Margaret Lockwood

                                Passport to Pimlico : Passeport pour Timlico : de Henry Cornelius

avec Stanley Holloway

1949       -               The Romantic Age : d’ Edmond T. Greville

avec Mai Zetterling

1950       -               The Reluctant Widow / La veuve récalcitrante : de Bernard Knowles

avec Guy Rolfe

                                Son copain / L’inconnue de Montréal : de Jean Devaivre

avec Patricia Roc

1952       -               Étienne Brûlé, gibier de potence : de M.E. Turner

avec Jacques Auger

                                Tit-Coq de René Delacroix et Gratien Gélinas

avec Juliette Huot

1954       -               Les pépées font la loi : de Raoul André

avec Louise Carletti

1955       -               Passion de femmes : de Hans Herwig

avec Jean-Pierre Kerrien

                                Napoléon : de Sacha Guitry

avec Jean-Pierre Aumont

1956       -               Il s’enfla si bien : de Bernard Devlin  -court métrage-

avec Fernande Larivière

 

 

© Alexandre CARLE pour Les Gens du Cinéma (Mise à jour 26/04/2012)