MICHELINE  PRESLE

Une magnifique leçon d'élégance

 

 

Le cinéma français s'enorgueillit de trois reines, de trois richesses au talent identique : Danielle, Michèle et Micheline.

Micheline, c'est l'élégance, la classe de la Parisienne telle qu'on l'a magnifiée à une époque ou cela avait encore tout son sens.  Comme ses consoeurs, elle fut dirigée par les plus prestigieux de nos réalisateurs, ceux qui apportèrent les lettres de noblesse à un cinéma aujourd'hui irrémédiablement disparu.

 

 

 

 

 

 

 

P

arisienne jusqu'au bout des ongles, peut-on dire, puisque née le mardi 22 août 1922, rue des Bernardins, proche du Jardin du Luxembourg à Montparnasse.

 

Fille de Robert Chassagne, industriel et courtier en bourse, et d'Yvonne Bachelier, mère attentive et peintre à ses moments perdus, dont elle héritera les goûts artistiques.

C'est elle qui l'inscrit à l'Ecole des Beaux-Arts après quatre années d'études très dures au couvent de Notre-Dame de Sion.

 

Sa passion pour la comédie se manifeste tôt et se complète par la danse rythmique dont elle s'applique aux cours donnés par Irène Popard.

 

Elle a 16 ans lorsque son parrain, ami de Christian Stengel, l'engage à se présenter au réalisateur qui prépare son premier film, Je chante, une oeuvrette charmante servant avant tout de prétexte à mettre en valeur Charles Trénet. Stengel lui confie un tout petit rôle…  qu'elle ne peut honorer pour cause d'inopportune jaunisse.

 

Elle effectue sa première apparition, proche de la figuration, sous le pseudonyme de Micheline Michel dans Vous seule que j'aime auprès d'un autre chanteur : Réda Caire, une comédie aujourd'hui bien désuète et heureusement oubliée. 

 

Parallèlement, encouragée par Corinne Luchaire, elle se forme aux cours d'art dramatique dispensés par Raymond Rouleau qui lui instille le goût du théâtre, et que fréquente aussi Serge Reggiani.

Elle peaufine cet acquis chez René Simon, l'incontournable professeur, et y côtoie Robert Dhéry, Colette Brosset, Daniel Gélin et Jacqueline Gauthier.

 

Elle débute à la radio en participant à des émissions théâtrales.

 

En 1939, à l'aube de ses 17 ans, le réalisateur allemand Georg-Wilhem Pabst la repère et lui offre d'incarner la jeune Jacqueline Presle, la fille d'André Luguet et de Marcelle Chantal dans Jeunes filles en détresse, un film tourné aux studios de Joinville qui relate les désarrois des jeunes filles de parents divorcés ou en voie de l'être.

Sur les conseils de Pabst, elle adopte définitivement le pseudonyme de Presle du nom de l'héroïne du film.

Micheline Presle (sans le "s" au bout que l'on rencontre parfois malencontreusement dans certains génériques) est née.

Ce film inaugure ses véritables débuts. La presse unanime parle de révélation de l'année.  Son interprétation confirme son talent et le Prix Suzanne Bianchetti, troisième du nom, récompensant la jeune actrice la plus prometteuse de l'année, lui est attribué.

 

Par la suite, Abel Gance lui confie le double rôle principal de la fille et de la mère de son Paradis perdu, un mélodrame larmoyant qui non seulement plaît aux âmes sentimentales, mais qui obtient le Grand Prix du cinéma français 1942. Son partenaire n'est autre que Fernand Gravey, de retour d'Hollywood, qu'elle retrouve pour trois autres films dont La nuit fantastique de Marcel L'Herbier, dans lequel elle apparaît en belle inconnue des Halles emmenant Gravey dans les plus insolites, les plus oniriques aventures.

 

Chacune de ses interprétations affirme un peu plus son talent et, de cette heureuse période du noir et blanc, il convient surtout de citer Félicie Nanteuil, d'après le roman d'Anatole France, où merveilleusement dirigée par Marc Allégret elle incarne l'ambitieuse actrice de théâtre de la Belle Epoque pour qui Claude Dauphin, amoureux transis et évincé, se suicide.

 

Officiellement fiancée au beau Louis Jourdan, son autre partenaire, ce dernier reprend sa liberté peu après la publication des bans, peu avant la fin du tournage… et trouve assez rapidement une nouvelle âme sœur.

 

A la Libération, de très beaux rôles lui sont proposés dont trois à mettre en exergue : Falbalas qui lui permet de retrouver son professeur Raymond Rouleau en fringant couturier éperdument amoureux dont la passion le conduit à la folie. 

 

C'est lors d'un cocktail chez la chapelière du film qu'elle fait la connaissance de Michel Lefort, un courtier en vins, qu'elle épouse le 25 avril 1945 entre deux prises de vue du film suivant, Boule de suif, de Christian-Jaque (ils divorceront moins de quatre ans plus tard).

Pour l'heure, Boule de suif d'après Guy de Maupassant est un rôle en or, celui de la femme de "mauvaise vie", sauvant un équipage de "bons bourgeois provinciaux" néanmoins veules.  Elle ira jusqu'au meurtre de l'arrogant lieutenant prussien incarné par le superbe Louis Salou, un comédien aujourd'hui très injustement oublié. A noter que Viviane Romance, pressentie,  déclina le rôle.

 

En 1947, l'intelligente collaboration avec Claude Autant-Lara lui vaut avec Le diable au corps d'être sacrée la meilleure actrice française de l'année alors qu'à Bruxelles le film remporte le Prix de la critique cinématographique internationale, tout cela sur fond de beau scandale alimenté par certaines âmes puritaines.

Il est vrai que les amours brûlantes de Marthe et de François peuvent susciter quelques nervosités pour l'époque car il s'agit de la liaison d'une amante passionnée pour un jeune étudiant alors que le mari se bat sur le front de Verdun.

 

Nantie de ces succès, Hollywood s'intéresse à Micheline et la réclame.  Un certain William  Marshall aussi.

Celui-ci, récemment divorcé de Michèle Morgan lui fait non seulement une cour pressante, mais se propose à l'aider et à coacher (un terme non encore usité) sa carrière américaine.

Confiante, elle finit par gagner les States.  Elle y reste trois années pendant lesquelles elle se marie avec son beau mentor américain le 3 septembre 1949, à Santa Barbara, avec comme témoin la comédienne Teresa Wright. (ils divorceront en décembre 1955).

 

Elle tourne trois films dont aucun n'est susceptible d'irriguer valablement son métier de comédienne.  Les deux premiers pour la 20th Century Fox : Unter my skin / La belle de Paris avec John Garfield, l'insoumis d'Hollywood, d'après une histoire d'Ernest Hemingway où elle campe une chanteuse et propriétaire d'une boîte de nuit. A noter que son pseudonyme de  Presle devient Prelle ceci pour les commodités de la langue anglaise.

L'année suivante, American Guerilla in the Philippines / Guérillas lui permet en femme de planteur de tourner avec Tyrone Power, un partenaire exquis dont elle garde un merveilleux souvenir à défaut du film qui ne lui apporte rien.

Il en va de même avec  Adventures of Captain Fabian / La taverne de New Orleans, sur un scénario écrit par Errol Flynn et héros de cette œuvre (?) péniblement réalisée par son mari, lequel ne se risquera plus qu'une seule fois derrière la caméra.   Quant à Micheline, elle  défend du mieux qu'elle peut cette femme de chambre créole ambitionnant de gravir les échelons de la bourgeoisie.

 

Le film terminé, elle met au monde un ravissant bébé qui deviendra célèbre en tant que réalisatrice : Tonie Marshall, (Vénus beauté, institut, e.a.) et qui la console d'avoir du refuser Five fingers / L'affaire Cicéron de Mankiewicz, qui conduit la 20th Century Fox à la remplacer par Danielle Darrieux.

 

En 1953, elle retrouve la France et Jean Grémillon, modèle de rigueur par excellence, dont c'est l'ultime réalisation, qui la dirige en médecin sur l'île d'Ouessant dans un très beau film, incompris semble-t-il : L'amour d'une femme, marqué "d'un féminisme d'avant-garde" (pour citer la Bifi).

 

Avec Sacha Guitry c'est tout autre chose, en quelques scènes, il la sacre Jeanne Poisson, marquise de Pompadour, posant pour Fragonard devant un Voltaire excellemment campé par Jacques de Féraudy, ex-pensionnaire de la Comédie Française et rescapé du muet, pour son  Si Versailles m'était conté…

 

Fin de cette décennie, son nom qui apparaissait en haut de l'affiche fait place à l'émergence de nouveaux visages à défaut de talents parfois, ainsi pour Brigitte Bardot (La mariée était trop belle) et associée à Claudia Cardinale (Les pétroleuses), Romy Schneider (Christine), Pascale Petit (Une fille pour l'été), Françoise Dorléac (La chasse à l'homme), etc.

Sa présence sans rivale auprès de Jean Gabin dans Le baron de l'écluse est rayonnante.

Celle dans le très beau thriller de Losey, Blind date / L'enquête de l'inspecteur Morgan tourné aux studios Pinewood à Londres l'est davantage, et nous partageons sa fierté d'avoir participé à cette production dure et forte.

 

Désormais, car elle est intelligente et réaliste, elle veille à occuper des emplois enrichissants, mêmes s'ils sont de second plan, dans ce que le jeune cinéma a de meilleur.  Sa fille, dont l'osmose est évidente, la sollicite à plusieurs reprises.

 

On ne peut évoquer sa carrière télévisée sans parler de cette série culte des années 60/70, ce grand succès que fut Les saintes chéries qu'elle tourne avec Daniel Gélin, et de leur couple plus vrai que nature.  A telle enseigne que de nombreux spectateurs crurent qu'ils en formaient un dans la vie de tous les jours.  Couple éminemment sympathique, rafraîchissant, faisant "amis de la famille", qui amusa la francophonie pendant 39 épisodes.

 

Il y eut aussi, entre autres, Le rouge et le noir  de Pierre Cardinal où elle incarne Madame de Rénal face à Robert Etcheverry-Julien Sorel, Clochemerle de Michael Mills, Carte vermeille d'Alain Levent, Lulu de Sandro Bolchi, Les liens du sang de Pierre Lary, Les disparus de Saint-Agil de Jean-Louis Benoît, Le voyageur sans bagages de Pierre Boutron, etc.

 

Elle fut souvent présente sur les scènes parisiennes et en tournées, notamment avec : Am Stram Gram d'André Roussin (Le Rideau Gris - Marseille, 1941), Les pavés du ciel d'Albert Husson avec Jean-Pierre Aumont (Comédie-Caumartin, 1953), Colinette de Marcel Achard avec François Périer, La puce à l'oreille de Georges Feydeau avec Jean-Claude Brialy (Théâtre Marigny, 1967), Pour avoir Adrienne de Louis Verneuil avec Michel Serrault (Comédie-Caumartin), Turcadet de A.R. Lesage, avec Gérard Lartigau (Théâtre du Marais, 1973), Good bye Mr Freud de Copi et Jérôme Savary (Théâtre de la Porte Saint-Martin, 1974), Lili Lamont d'Arthur Whithey avec Michel Berto (1982), Cher menteur de George Bernard Shaw avec Guy Tréjan, Adriana Monti de Natalia Ginzburg avec Nathalie Baye (Théâtre de l'Atelier, 1988), La nuit de Valognes la première pièce d'Eric-Emmanuel Schmidt (1991). Plusieurs tournées, dont Qui a peur de Virginia Wolf ? de Edward Albee avec Raymond Gérôme et  Gigi de Colette avec Françoise Fabian, etc.

 

En 1994, elle sort sous forme de conversation avec Serge Toubiana, un intéressant livre de souvenirs "L'arrière-mémoire" édité par Flammarion.

 

En 2004, l'Académie des Arts et Techniques du Cinéma présidée par Fanny Ardant lui décerne un César d'Honneur amplement mérité... qui aurait pu lui être octroyé bien plus tôt.

Elle fut, par ailleurs, membre du jury au Festival de Cannes 1959 qui attribua la Palme d'or à  Orfeu negro.

 

Micheline Presle… une Parisienne.

Si merveilleusement belle et douée.

Spirituelle et radieuse.

Avec cette grâce due à son inusable jeunesse.

Et la seule ambition d'avoir fait correctement son métier.

Sa longue et féconde carrière, on ne peut plus prestigieuse, atteste qu'elle a superbement atteint son objectif.

Une carrière marquée par une magnifique leçon d'élégance.

L'élégance de son talent.

Et celle du cœur.

 

 

FILMOGRAPHIE.

 

1937  La fessée, de Pierre Caron, figuration.

1938  Vous seule que j'aime, d'Henri Fescourt, avec Réda Caire.

          Petite peste, de Jean de Limur, avec René Lefèvre.

          Jeunes filles en détresse, de Georg Wilhelm Pabst, avec André Luguet.

          Paradis perdu, d'Abel Gance, avec Fernand Gravey.

1939  La comédie du bonheur, de Marcel L'Herbier, avec Michel Simon.

1940  Elles étaient douze femmes, de Georges Lacombe et Yves Mirande, avec Gaby Morlay.

          Fausse alerte, de Jacques de Baroncelli, avec Georges Marchal.

1941  Parade en sept nuits, de Marc Allégret, avec Raimu.

1942  Le soleil a toujours raison, de Pierre Billon, avec Tino Rossi.

          Histoire de rire, de Marcel L'Herbier, avec Fernand Gravey.

1943  La nuit fantastique, de Marcel L'Herbier, avec Fernand Gravey.

          La belle aventure, de Marc Allégret, avec Louis Jourdan.

          Félicie Nanteuil, de Marc Allégret, avec Claude Dauphin.

1944  Un seul amour, de et avec Pierre Blanchar.

1945  Falbalas, de Jacques Becker, avec Raymond Rouleau.

1946  Boule de suif, de Christian-Jaque, avec Louis Salou.

          Un drame au cirque, court métrage de Marc Allégret, avec Janine Darcey.

1947  Le diable au corps, de Claude Autant-Lara, avec Gérard Philipe.

          Les jeux sont faits, de Jean Delannoy, avec Marcello Pagliero.

1948  Les derniers jours de Pompéi, de Marcel L'Herbier, avec Georges Marchal.

1949  Tous les chemins mènent à Rome, de Jean Boyer, avec Gérard Philipe.

          Under my skin / La belle de Paris, de Jean Negulesco, avec John Garfield.

1950  American guerilla in the Philippines / Guérillas, de Fritz Lang, avec Tyrone Power.

1951  Adventures of Captain Fabian / La taverne de New Orleans, de William Marshall, avec

          Errol Flynn.

1952  La dame aux camélias, de Raymond Bernard, avec Gino Cervi.

1953  Si Versailles m'était conté, de et avec Sacha Guitry.

          L'amour d'une femme, de Jean Grémillon, avec Massimo Girotti.

          Villa Borghese / Les amants de la Villa Borghèse, de Gianni Franciolini, avec Gérard Philipe.

1954  Casa ricordi / La maison du souvenir, de Riccardo Gallone, avec Marcello Mastroianni.

          Les impures, de Pierre Chevalier, avec Raymond Pellegrin

          Napoléon, de et avec Sacha Guitry.

1955  Treize à table, d'André Hunebelle, avec Fernand Gravey.

1956  Beatrice Cenci / Le château des amants maudits, de Riccardo Freda, avec Gino Cervi.

          La mariée était trop belle, de Pierre Gaspard-Huit, avec Brigitte Bardot.

1957  Les louves, de Luis Saslavsky, avec Jeanne Moreau.

1958  Les femmes sont marrantes, d'André Hunebelle, avec Yves Robert.

          Christine, de Pierre Gaspard-Huit, avec Romy Schneider.

1959  Bobosse, d'Étienne Périer, avec François Périer.

          Blind date / L'enquête de l'inspecteur Morgan, de Joseph Losey, avec Hardy Krüger.

          Une fille pour l'été, d'Édouard Molinaro, avec Michel Auclair.

          Le baron de l'écluse, de Jean Delannoy, avec Jean Gabin.

1960  Herrin der Welt / Les mystères d'Angkor, de William Dieterle, avec Martha Hyer.

          Les grandes personnes, de Jean Valère, avec Maurice Ronet.

          L'amant de cinq jours, de Philippe de Broca, avec Jean-Pierre Cassel.

1961  L'assassino / L'assassin, d'Elio Petri, avec Marcello Mastroianni.

          I briganti italiani / Les guérilleros, de Mario Camerini, avec Vittorio Gassman.

          Les 7 péchés capitaux, sketch "La luxure", de Jacques Demy, avec Jean Desailly.

1962  La loi des hommes, de Charles Gérard, avec Pierre Mondy.

          Le diable et les dix commandements, sketch "Luxurieux point ne seras", de Julien Duvivier,

          avec Mel Ferrer.

          If a man answers / Un mari en laisse, d'Henry Levin, avec Sandra Dee.

          Venere imperiale / Vénus impériale, de Jean Delannoy, avec Gina Lollobrigida.

          Coup de bambou, de Jean Boyer, avec François Périer.

1963  Dark purpose /  Meurtre par accident (En Belgique), de George Marshall, avec George

          Sanders, + version italienne « L’intrigo » co-réalisé par Vittorio Sala.

          The prize / Pas de lauriers pour les tueurs, de Mark Robson, avec Paul Newman.

1964  La chasse à l'homme, d'Édouard Molinaro, avec Françoise Dorléac.

          Les pieds nickelés, de Jean-Claude Chambon, avec Jean Rochefort.

1965  Je vous salue, mafia, de Raoul Lévy, avec Eddie Constantine.

          La religieuse / Suzanne Simonin, la religieuse de Diderot, de Jacques Rivette, avec Anna

          Karina.

1966  Le roi de cœur, de Philippe de Broca, avec Alan Bates.

1969  Le bal du comte d'Orgel, de Marc Allégret, avec Jean-Claude Brialy.

          Le clair de terre, de Guy Gilles, avec Annie Girardot.

1970  Peau d'Ane, de Jacques Demy, avec Catherine Deneuve.

1971  Les pétroleuses, de Christian-Jaque, avec Brigitte Bardot.

          Il diavolo nel cervello / Le diable dans la tête, de Sergio Sollima, avec Maurice Ronet.

1973  L'oiseau rare, de et avec Jean-Claude Brialy.

          L'événement le plus important depuis que l'homme a marché sur la lune, de Jacques Demy,

          avec Marcello Mastroianni.

          La gueule de l'emploi, de Jacques Rouland, avec Jacques Legras.

1974  Le boucher, la star et l'orpheline, de Jérôme Savary, avec Delphine Seyrig.

          La preda / L’île des passions, de Domenico Paolella, avec Zeudi Araya.

          Deux grandes filles dans un pyjama, de Jean Girault, avec Philippe Nicaud.

1975  Trompe-l'œil, de Claude d'Anna, avec Max Von Sydow.

          Mords pas, on t'aime, d'Yves Allégret, avec Bernard Fresson.

1976  Néa, de Nelly Kaplan, avec Sami Frey.

          Le diable dans la boîte, de Pierre Lary, avec Jean Rochefort.

          Certaines nouvelles, de Jacques Davila, avec Bernadette Lafont.

1977  Va voir maman, papa travaille, de François Leterrier, avec Marlène Jobert.

1978  On efface tout, de Claude Vital, avec Yves Beneyton.

          Démons de midi, de Christian Paureilhe, avec Pierre Mondy.

          Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, de et avec Jean Yanne.

1979  Tout dépend des filles, de Pierre Fabre, avec Jean-Luc Bideau.

          Rien ne va plus, de Jean-Michel Ribes, avec Jacques Villeret.

          S'il vous plaît... la mer ?, de Martine Lancelot, avec Maud Rimbaud.

1980  La tête à ça, de Guy Gilles, avec Carole Laure. (inachevé)

1981  Remue-ménage, court ménage de Jacques Davila (repris dans le long-métrage "Archipel des

          amours", en 1983), avec Tonie Marshall.

1982  Les voleurs de la nuit, de Samuel Fuller, avec Véronique Jannot.

1983  En haut des marches, de Paul Vecchiali, avec Danielle Darrieux.

          Le chien, de Jean-François Gallotte, avec Jean-Luc Bideau.

          Le sang des autres, de Claude Chabrol, avec Jodie Foster.

1984  Les fausses confidences, de Daniel Moosmann, avec Fanny Cottençon.

          Le voyage d'Antoine, court métrage de Christian Richein, avec Michel Peyrelon.

1985  Beau temps mais orageux en fin de journée, de Gérard Frot-Coutaz, avec Claude Piéplu.

          Qui trop embrasse, de Jacques Davila, avec Anne Wiazemsky.

1987  Alouette, je te plumerai, de Pierre Zucca, avec Claude Chabrol.

1988  Mignon è partita / Mignon est partie, de Francesca Archibugi, avec Stefania Sandrelli.

          I want to go home, d'Alain Resnais, avec Adolph Green.

1989  Après après demain, de Gérard Frot-Coutaz, avec Anémone.

          La fête des pères, de Joy Fleury, avec Thierry Lhermitte.

1990  Le jour des rois, de Marie-Claude Treilhou, avec Danielle Darrieux.

1991  Le cheval rompu, court métrage de Gilles Gahoreau, avec Vincent Vallier.

1992  Je m'appelle Victor, de Guy Jacques, avec Jeanne Moreau.

          Fanfan, de Tonie Marshall, avec Sophie Marceau.

1993  Pas très catholique, de Tonie Marshall, avec Anémone.

          Casque bleu, de et avec Gérard Jugnot.

1994  Les misérables, de Claude Lelouch, avec Jean-Paul Belmondo.

1995  Le journal d'un séducteur, de Danièle Dubroux. avec Chiara Mastroianni.

          Enfants de salaud, de Tonie Marshall, avec Nathalie Baye.

          Les mille et une recette du cuisinier amoureux, de Nana Djordjadze, avec Pierre Richard.

1996  Fallait pas !..., de et avec Gérard Jugnot.

          Citron amer, court métrage de Christiane Lack, avec Tonie Marshall.

1997  Grève party, de Fabien Onteniente, avec Daniel Russo.

1998  Le voyage à Paris, de Marc-Henri Dufresne, avec Olivier Broche.

          Vénus beauté (institut), de Tonie Marshall, avec Nathalie Baye.

          Mauvaises fréquentations, de Jean-Pierre Améris, avec Maud Forget.

          Le coeur à l'ouvrage, de Laurent Dussaux, avec Mathilde Seigner.

1999  Charmant garçon, de et avec Patrick Chesnais.

2001  Les âmes câlines, de Thomas Bardinet, avec François Berléand.

          Mauvais genres, de Francis Girod, avec Richard Bohringer.

          Les vertiges de l'amour, de Laurent Chouchan, avec Philippe Torreton.

2002  Saltimbank, de Jean-Claude Biette, avec Jeanne Balibar.

          Chouchou, de Merzak Allouache, avec Gad Elmaleh.

          Courtes histoires de train, court métrage de François Aunay, avec Stanislas Merhar.

2003  France Boutique, de Tonie Marshall, avec Karin Viard.

2004  Grabuge, de Jean-Pierre Mocky, avec Michel Serrault.

 

 

© Yvan Foucart   pour  @ Les gens du cinéma    (le 12 septembre 2005)