MARINA  VLADY

 

La beauté slave dans tout son éclat…

 

Quel parcours que celui de cette très jolie femme ! Déjà actrice à onze ans. 80 films, une carrière internationale avec les plus grands noms du septième art : Orson Welles, Ugo Tognazzi, Vittorio Gassman, John Huston.

Le théâtre, avec une évidente prédilection pour le répertoire russe et son cher Tchekhov. La télévision, la chanson, les disques… L'écriture, avec à ce jour neuf livres.

Féminine jusqu'au bout des ongles… et féministe. Militante de gauche (la vraie), liée par d'indéfectibles amitiés, celles notamment du couple Bernard Paul-Françoise Arnoul ou de Montand-Signoret auprès desquels elle livra de multiples combats. Contre les injustices de toutes formes, elle se trouve parmi les manifestants anti-OAS en ce jour de honte de février 1962 au métro Charonne. Contre la guerre en Algérie, mai 68 à la Sorbonne et à l'Odéon, pour la cause des sans-logis, des sans-papiers, des exclus, par ses  positions vis-à-vis de l'avortement.

Une vie bien remplie pour cette jeune femme de soixante-dix printemps dont le nom s'est définitivement inscrit dans l'anthologie du septième art.

 

C

adette des sœurs de Poliakoff, Marina naît le mardi 10 mai 1938 à l'Hôpital Beaujon de Clichy-la-Garenne et passe toute sa prime jeunesse au 38 de la rue d'Alsace.

Olga, l'aînée naît en 1928 en Yougoslavie, Tania en 1932 se fera connaître sous le nom d'Odile Versois et Militza en 1930 sous celui d'Hélène Vallier, toutes deux nées à Paris.

 

Les parents, Vladimir et Militza se sont rencontrés sur les scènes de Belgrade. Il est baryton et s'est notamment produit à l'Opéra de Monte-Carlo et la maman, ancienne pensionnaire du très chic Institut Smolny de Saint Petersbourg, chante et danse, et couve d'un amour sans fin sa "tribu" de filles.

 

On ne peut aborder la biographie de Marina sans cadrer cette famille extrêmement soudée à l'image même des "matriochkis", ces poupées russes en bois qui s'emboîtent les unes aux  autres.

 

En 1949, Jean Gehret prépare Orage d'été qu'il tournera en deux versions dans les studios de Cinecittà à Rome. Si les têtes d'affiche féminines sont déjà désignées en la personne d'Odette Joyeux et d'Odile Versois, il est toujours à la recherche de celle qui doit interpréter la jeune sœur.

Odile avance le nom de Marina. Pour l'heure, elle a onze ans et afin de répondre aux aspirations de maman, est tout appliquée sur ses entrechats et ses jetés simples ou battus de petit rat à l'Opéra de Paris. Cet Orage d'été, une comédie dramatique, deviendra sa première incursion dans le monde cinématographique et les chaussons seront vite et définitivement abandonnés.  Par la suite, on la retrouve dans une co-production franco-anglaise aux côtés de Merle Oberon égarée à Paris et bien éloignée de ses Hauts de Hurlevent.

 

Deux années s'écoulent durant lesquelles elle enchaîne avec le doublage pour des films italiens surtout voire suédois à l'occasion. On l'entend aussi sur les ondes du Poste-Parisien pour des pièces radiophoniques en direct fort appréciées à l'époque, et se souvient aujourd'hui notamment de l'une d'elles avec François Périer qui la fit beaucoup pouffer de rire.

 

1952 et la voilà de retour à Rome où elle tourne coup sur coup neuf  films, pour la plupart des productions discrètes, du moins le sont-elles dans notre espace hexagonal.

Elle a treize ans et demi, en paraît quatre de plus, et se voit déjà confiée le rôle d'une adolescente enceinte des œuvres du beau Roberto Risso dans Fanciulle di lusso / Des gosses de riches.

 

C'est cependant grâce à L’étà dell’amore / L’âge de l’amour qu'André Cayatte la repère et lui confie outre un duffel coat, le premier rôle féminin de son réquisitoire sociologique Avant le déluge qui lui vaut d'obtenir le Prix Suzanne-Bianchetti de la meilleure jeune actrice de l’année, ceci après les précédentes victoires de Micheline Presle, de Simone Signoret et… d'Odile six ans plus tôt pour Dernières vacances. 

 

C'est à cette époque et grâce aux lires engrangées qu'elle achète à Maisons-Laffitte une grande bâtisse blanche de quinze pièces entourée de pelouses, de bouleaux, de chèvrefeuilles et d'un immense tilleul qui sera l'havre, le pivot de la famille de Poliakoff.

 

Dès lors, Marina se partage entre l'Italie et la France. Elle est en tête du box-office, reconnue comme une valeur sûre.

Pierre Gaspard-Huit la dirige pour son premier long métrage, Sophie et le crime, un polar violent du à la plume de Cécil Saint-Laurent en attente de rejoindre les Immortels du quai Conti. Ce film est immédiatement suivi de La sorcière qu'André Michel tourne en Suède avec Maurice Ronet et Nicole Courcel dans la région de lacs et de forêts de la Dalécarlie. L'histoire de cette jeune sauvageonne victime de la haine absurde de villageois ignorants, lui apporte une reconnaissance internationale amplement  méritée.

 

Pas mal pour une actrice de dix-sept ans qui n'a jamais suivi de cours d'art dramatique et qui ne peut s'appuyer sur une quelconque "technique artistique". Elle joue d'instinct et se perfectionne de film en film.

 

1955 marque aussi sa rencontre avec Robert Hossein au début d’une carrière qui a bien du mal à démarrer alors qu’il est en pleine préparation de son premier film en tant que réalisateur, Les salauds vont en enfer, tiré de la pièce de son ami Frédéric Dard. Marina, superbe, dresse l’un contre l’autre deux détenus en cavale dans les plaines camarguaises. Le tournage se déroule tout l’été et à la fin de l'année, le 23 décembre, le réalisateur et sa jeune interprète convolent à la mairie de Maisons-Laffitte.

 

Ils tourneront huit films ensemble et joueront dans deux pièces de théâtre : Vous qui nous jugez ! de Robert Hossein (Th. de  l’Oeuvre, 1957) et Jupiter de Jean Boissy en tournée (1966).

Deux enfants naissent, deux fils, Igor (1956) et Pierre (1959).

Ils divorcent en 1960 alors que sa cote de popularité s’effiloche et que celle de Robert s’affirme.

 

Heureusement, Robert Dorfmann et Jean Delannoy jusqu’alors désespérés de leurs infructueuses recherches quant à découvrir leur Princesse de Clèves finissent par se rendre à l'évidence que seule Marina, rencontrée tout à fait fortuitement, peut incarner l'héroïne de Madame de La Fayette.

Tourné dans les magnifiques châteaux de la Loire, entre autres celui de Chambord, soutenue par une réalisation stylisée et soignée, sur des dialogues raffinés dus à Jean Cocteau, élégamment habillée par Pierre Cardin, son visage botticellien magnifiquement éclairé par Henri Alekan, elle incarne la jeune épouse éthérée d’un prince plus âgé et qui se trouve confrontée à une passion naissante pour un jeune duc nanti d’un amour réciproque.

Le film connaît un très grand succès et la Belgique décerne à Marina, toute de grâce romanesque, le Prix Femina de la meilleure actrice de l'année.

 

Elle enchaîne avec Les bonnes causes de Christian-Jaque, un changement de registre radical, elle y apparaît en froide meurtrière entre Bourvil et Pierre Brasseur; L'ape regina dont le titre français Le lit conjugal résulte d'une bien mauvaise traduction, Marco Ferreri, provocateur et satirique, en fait l'épouse ultra possessive (mais ô combien désirable !) d'un pauvre mari (un superbe Ugo Tognazzi !) épuisé par ses exigences sexuelles. Nominée aux Golden Globe en 1963, elle n'emporte pas la précieuse statuette puisque les jurés l'attribuent à Leslie Caron pour The L-shaped  Room / La chambre indiscrète. Il n'empêche que malgré les sifflets du public cannois et les foudres de la censure vaticane, le Jury du Festival présidé par Armand Salacrou récompense non pas le film, mais Marina en lui décernant le prix d’interprétation féminine.

 

La même année, elle convole au consulat français de Libreville (13 avril 1963) avec Jean-Claude Brouillet, important homme d’affaires à la tête d’une compagnie aérienne gabonaise, avec qui elle aura son troisième fils qu'elle prénomme Vladimir (1964) en souvenir de son père qui, par ailleurs, lui inspira le pseudonyme de Vlady.

En effet, c'est en partant de "Vladimirovna", expression russe qui signifie "fille de Vladimir", qu'elle retient les deux premières syllabes qui scintilleront en Vlady.

 

Raymond et Bernard Borderie lui proposent Angélique, marquise des anges et de retrouver par la même occasion pour cinq opus son ex-époux Robert Hossein, en marquis balafré et boiteux accusé et poursuivi de sorcellerie par l'Inquisition. Elle décline la proposition et c’est la non moins jolie Michèle Mercier qui la remplace.

 

A défaut d’Angélique, elle sera femme de chambre dans un hôtel louche, sosie de la belle  Joconde au divin sourire et à défaut de Hossein, Michel Deville lui offre les bras du beau et délicat George Chakiris encore tout auréolé de son West Side Story. On a volé la Joconde n’aura pas le même retentissement, mais n’en reste pas moins un film charmant à propos duquel Marina se souvient aujourd'hui encore des frétillements qui gagnaient ses doigts de pied… mais quant à en savoir plus, nous ne pouvons que vous conseiller de consulter son livre de souvenirs.

 

 

avec George Chakiris (On a volé la Joconde).

 

Orson Welles qu’elle avait déjà rencontré à Rome (elle avait alors treize ans), pour un bout d’essai d'Operation Cinderella  un film qui ne vit jamais le jour, se rappelle à son bon souvenir et la prie de le rejoindre en Espagne où il prépare Falstaff d’après Shakespeare.

On ne refuse rien à Welles, le magnifique. Lequel concrétise un rêve vieux de dix-sept années, un scénario inspiré de quatre pièces élisabéthaines du grand Will, ni plus ni moins : Henry IV, Richard II, Henry V et Les joyeuses commères de Windsor. Et s'il incarne cet héros incroyablement gargantuesque, hâbleur, couard, vantard, condamné à l'exil, il s'entoure d'une distribution internationale tout à fait exceptionnelle parmi laquelle : Jeanne Moreau, Margaret Rutherford, John Gielgud, Walter Chiari, Fernando Rey, et Marina qu'il transforme en Lady Kate Percy, la jeune épouse attendant patiemment le retour de son mari parti à la guerre.

Falstaff reste l’un de ses films préférés et l'un de ses meilleurs souvenirs.

 

Tout le monde se réjouit du succès du film. Jean-Claude Brouillet sans doute moins car il aurait préféré son épouse davantage présente à ses côtés plutôt que devant les caméras.

L’épilogue est connu, ils divorcent en décembre 1966.

 

De fin septembre 1966 à juin 1967, elle vit une aventure bouleversante et exceptionnelle, le Théâtre Hébertot monte Les trois sœurs de son illustre compatriote Anton Tchekhov et lui propose le rôle d’Irina Prosorov, la jeune idéaliste.

Quel bonheur, un classique du théâtre russe ! Et Tchekhov !

Mais le bonheur ne s’arrête pas là, ses deux partenaires, Olga et Macha, ne sont autres qu’Odile Versois et Hélène Vallier. Cas unique, pour la première fois dans l’histoire de cette pièce, les trois sœurs sont interprétées par trois vraies sœurs.

Deux cent trente-cinq représentations illuminées de joies et de magies collectives pour la famille de Poliakoff.

Sur scène, complices, Odile, Hélène, Marina, et dans la salle, maman Militza archi-présente, vigilante, fière et émue.

 

L’atavisme aidant, les sœurs se retrouvent à quatre pour enregistrer des chants russes qui obtiendront le Grand Prix du disque Charles-Cros 1967.

 

Sa carrière cinématographique continue : Un amour de Tchekhov, son premier film en Russie dans lequel elle incarne Lika Mizinova, la jeune chanteuse qui fut la passion de l’auteur; Deux ou trois choses que je sais d’elle de Jean-Luc Godard qui l'induit au milieu de la prostitution dans les HLM de banlieues; Sirocco d’hiver, pour une co-production franco-hongroise produite et interprétée par Jacques Charrier, présentée à la trentième Mostra de Venise; Sapho plus belle, plus resplendissante que jamais, richement entretenue par un diplomate ce qui ne l'empêche pas de s'éprendre d'un minet de bonne famille, un film qui lui vaut son second Prix Femina; Contestazione generale, pour le sketch de Luigi Zampa contestant surtout le mariage des prêtres où elle est entourée de ces deux super-monstres transalpins que sont Alberto Sordi et Vittorio Gassman (un film toujours inédit en France); Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, la piquante rosserie de Jean Yanne sur les milieux d’un monde qu’il connaît bien, celui de la radio; Que la fête commence, sous la Régence de Philippe d'Orléans / Philippe Noiret, où elle est tout à la fois friponne, intrigante, sensuelle, au langage cru voulu par Tavernier et son fidèle scénariste et ami Jean Aurenche; Le mystère du triangle des Bermudes, un curieux film fantastique à l'intrigue invraisemblable auprès d'un partenaire inattendu en la personne du grand John Huston; Elles deux, cher à son cœur, de la cinéaste hongroise Márta Métzáros qui lui apporte son troisième prix Fémina, un récit sobre et émouvant, une radioscopie de deux couples et de l'amitié entre deux femmes avec Marina en directrice d'un centre d'hébergement pour ouvrières; Le malade imaginaire façon Commedia dell arte, mouture italienne avec un truculent Alberto Sordi et Marina en épouse adultère; Splendor pour un tournage difficile avec Ettore Stora, mais auprès de son fidèle Marcello Mastroianni  qu’elle retrouve  pour la troisième fois, un film touchant sur la fin des salles de cinéma de province qui n'est pas sans rappeler le Cinema Paradiso tourné la même année par Tornatore. La fin d'une époque, celle des vieux fauteuils à rabats écarlates sur lesquels on ne se goinfrait pas encore de pop corns made in USA…

 

 

avec Marcello Mastroianni (Spendor).

 

 

80 films recensés. Français, italiens, russes, japonais, hongrois, argentins… impossible de les analyser tous. Il faut s'en remettre à sa filmographie.

 

Le 1er décembre 1971, elle convole pour la troisième fois, l’heureux élu Vladimir Vissotsky est chanteur, poète, comédien, archi-connu en Union Soviétique, beaucoup moins hors de ses frontières et Marina, en groupie amoureuse, fera tout pour que sa popularité atteigne la France. Ensemble, ils sortent un disque. Artiste contestataire, conscience du peuple russe, il est sans cesse poursuivi par le régime brejnévien dont il ne cesse de dénoncer les erreurs et les oppressions.

Il décède le 25 juillet 1980, fauché en pleine créativité, épuisé par les vexations du régime sans  qu’il n’ait connu ses chansons et ses textes libres de publication.

Pour Marina, ces dix années d'union sont emplies de plénitude amoureuse, d'exaltation artistique, de bouillonnement perpétuel… et d'innombrables allers retours entre Moscou et Paris.

 

Ses engagements politiques ont souvent orientés ses choix d'actrice au détriment de productions commerciales financièrement plus intéressantes. Marina n'en a cure. Bien sûr, l'essentiel est d'être en conformité avec ses idées, mais il n'empêche que dans ce monde artistique si particulier, il faut être constamment attentive et éviter, surtout, de se faire oublier. En outre, les films intimistes qu'encensent toujours les mêmes critiques n'apportent rien.

 

On ne peut pas occulter la télévision où elle fut si souvent présente pour des œuvres de qualité    telles Les charmes de l'été une mini-série tournée par le regretté Robert Mazoyer, réalisateur délicat et sensible, dans le cadre bucolique de Chambon-sur-Lignon avec Paul Guers et le jeune William Coryn aujourd'hui converti au doublage. Arcole ou la terre promise, tournée en Tunisie par Marcel Moussy avec Pierre Malet; La chambre des dames de Marcel Camus d'après le roman de Jeanne Bourin, en joaillière amoureuse du même homme que sa fille (Sophie Barjac); Dans un grand vent de fleurs, une saga tournée à Grasse où elle incarne la  propriétaire d'une distillerie de parfums, Victoire ou la douleur des femmes auprès de Marie Trintignant dont c'est la toute dernière prestation; etc.

 

Cinéma, télévision, et bien évidemment le théâtre avec un répertoire de qualité : Hamlet de Shakespeare qu'elle joue avec François Marthouret au Théâtre municipal de Lyon, aux Bouffes-du-Nord à Paris  et par la suite en tournée; La Cerisaie (évidemment !) de Tchékhov chez Marcel Maréchal à la Criée à Marseille; Sarcophagus de Vladimir Goubariev, une pièce satirique et dure qui relate les dégâts d'irradiation d'une centrale nucléaire; La chambre bleue d'après la correspondance de Colette que cisèle brillamment Pierre Laville et que met en scène Jean-Claude Brialy, Marina entre en Colette et Rosy Varte s'investit en Marguerite Moreno; son spectacle musical en novembre 2006 aux Bouffes-du-Nord où elle chante et raconte l'évocation de son livre Vladimir ou le vol arrêté aidée en cela par l'excellent montage de Jean-Luc Tardieu.

 

Elle fut la compagne du célèbre cancérologue, le Professeur Léon Schwartzenberg, une union sans maire, mais qui lui apporta une stabilité et vingt-trois années d'un bonheur tout neuf, généreux et sincère.

 

Encouragée par Simone Signoret, on doit aussi à Marina une écriture passionnante et attachante, tout d’abord "Babouchka" avec ses sœurs (Ed. Ramsay, 1979, réédité en 1996 par Fayard), puis toujours chez le même éditeur et en hommage à son dernier mari "Vladimir ou le vol arrêté" (1987), "Récits pour Militza" (1989), "Le collectionneur de Venise" (1990), "Le voyage de Sergueï Ivanovitch" (1993), "Du cœur au ventre" (1996), "Ma Cerisaie" (2002), "24 images / seconde" (2005) et "Sur la plage, un homme en noir" (2006).

Elle est aujourd'hui plongée dans la rédaction de son dixième ouvrage, un essai, dont elle ne souffle mot.

 

Soixante-dix printemps, avons-nous dit… et toujours ce regard plein d'aménité, cette photogénie incarnée, cette voix si douce, ce quelque chose d'indéfinissable qui n'appartient qu'au charme slave.              

 

 

Ah ! Iesli by vy znali, kak my vas loubim, Marina !

 

(Ah ! si vous saviez combien nous vous aimons, Marina !)  

 

 

©  Yvan Foucart  (Dictionnaire des comédiens français)  - 20 août 2008.

 

      Sources, entre autres : "24 images/seconde" (Ed. Fayard) et propos recueillis auprès de  

      Marina dont je loue et remercie la gentillesse et la patience lors de l'hommage qui lui fut 

      rendu par "Souvenance de cinéphiles" à Puget-Théniers (juillet 2008).

 

 

FILMOGRAPHIE

 

1949  Orage d’été, de Jean Gehret, avec Gaby Morlay.

          Dans la vie tout s’arrange, de Marcel Cravenne, avec Merle Oberon.

    Pardon my French, version anglaise du précédent de Bernard Vorhaus, avec Merle Oberon.

1952  Fanciulle di lusso / Des gosses de riches/ Jeunes filles de luxe, de Bernard Vorhaus et Piero

          Musetta, avec Roberto Risso.

          Penne nere / Plumes noires, de Oreste Biancoli, avec Marcello Mastroianni.

          Le infedeli / Les infidèles, de Steno et Mario Monicelli, avec Pierre Cressoy.

          La figlia del diavolo / La fille du diable, de Primo Zeglio, avec Massimo Serato.

1953  L’étà dell’amore / L’âge de l’amour, de Lionello De Felice, avec Aldo Fabrizi.

          Canzoni, canzoni, canzoni, de Domenico Paolella, avec Franco Interlenghi.

 Giorni d’amore / Jours d’amour, de Giuseppe De Santis, avec Marcello Mastroianni.

 Musoduro / Marco la bagarre, de Giuseppe Bennati, avec Gérard Landry.

          Avant le déluge, de André Cayatte, avec Bernard Blier.

1954  Le crâneur, de Dimitri Kirsanoff, avec Raymond Pellegrin.

          Le avventure di Giacomo Casanova / Casanova, de Steno, avec Gabriele Ferzetti.

          Sie / Elle, de Rolf Thiele, avec Nadja Tiller.

          Sinfonia d’amore / Symphonie inachevée, de Glauco Pellegrini, avec Lucia Bosè.

1955  Sophie et le crime, de Pierre Gaspard-Huit, avec Peter Van Eyck.

          Les salauds vont en enfer, de Robert Hossein, avec Henri Vidal.

          La sorcière, de André Michel, avec Maurice Ronet.

1956  Crime et châtiment, de Georges Lampin, avec Robert Hossein.

          Pardonnez nos offenses, de Robert Hossein, avec Pierre Vaneck.

1957  Liberté surveillée, de Vladimir Voltchek et Henri Aisner, avec Robert Hossein.

1958  Toi, le venin, de et avec Robert Hossein.

1959  Les canailles, de Maurice Labro, avec Robert Hossein.

          La nuit des espions, de et avec Robert Hossein.

          La sentence, de Jean Valère, avec Robert Hossein.

1960  La princesse de Clèves, de Jean Delannoy, avec Jean Marais.

          La ragazza in vetrina / La fille dans la vitrine, de Luciano Emmer, avec Lino Ventura.

1961  Adorable menteuse, de Michel Deville, avec Jean-Marc Bory.

          Climats, de Stellio Lorenzi, avec Michel Piccoli.

          Les sept péchés capitaux, sketch " L’orgueil", de Roger Vadim, avec Sami Frei.

          La steppa / La steppe, de Alberto Lattuada, avec Charles Vanel.

1962  Les bonnes causes, de Christian-Jaque, avec Bourvil.

          La cage / Mamy Watta, de Robert Darène, avec Jean Servais.

          L’ape regina / Le lit conjugal, de Marco Ferreri, avec Ugo Tognazzi.

          Le meurtrier, de Claude Autant-Lara, avec Robert Hossein.

1963  Dragées au poivre, de Jacques Baratier, avec Jean-Paul Belmondo.

1965  Mona, l’étoile sans nom, de Henri Colpi, avec Claude Rich.

          On a volé la Joconde, de Michel Deville, avec George Chakiris.

          Falstaff / Campanadas a medianoche, de et avec Orson Welles.

          Una moglie americana / Mes femmes américaines, de Gian Luigi Polidoro, avec Ugo

          Tognazzi.

1966  Atout cœur à Tokyo pour O.S.S. 117, de Michel Boisrond, avec Frederick Stafford.

          Deux ou trois choses que je sais d’elle, de Jean-Luc Godard, avec Anny Duperey.

1968  Le temps de vivre, de Bernard Paul, avec Frédérique de Pasquale.

          Syuzhet dlya nebolshogo rasskaza / Un amour de Tchekhov, de Sergueï Youtkevitch, 

          avec Aleksandra Panova.

1969  La nuit bulgare, de Michel Mitrani, avec Henri Garcin.

          Pour un sourire, de François Dupont-Midy, avec Bruno Cremer.

          Sirokkó / Sirocco d’hiver, de Miklós Jancsó, avec Jacques Charrier.

1970  Sapho, de Georges Farrel, avec Renaud Verley.

          Contestazione generale, sketch "Il prete", de Luigi Zampa, avec Vittorio Gassman.

1972  Le complot, de René Gainville, avec Raymond Pellegrin.

          Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, de et avec Jean Yanne.

1974  Que la fête commence, de Bertrand Tavernier, avec Philippe Noiret.

1975  Sept morts sur ordonnance, de Jacques Rouffio, avec Michel Piccoli.

1977  Il triangulo de las Bermudas / Le mystère du triangle des Bermudes, de René Cardona Jr.,

          avec John Huston.

1978  Ök ketten / Elles deux, de Márta Métzáros, avec Jan Nowicki.

          The thief of Bagdad / Le voleur de Bagdad, de Clive Donner, avec Roddy McDowall.

1979  Duos sur canapé, de Marc Camoletti, avec Michel Galabru.

          L’œil du maître, de Stéphane Kurc, avec Jean-Claude Brialy.

          Il malato immaginario / Le malade imaginaire, de Tonino Cervi, avec Alberto Sordi.

1980  Les jeux de la comtesse Dolingen de Gratz, de Catherine Binet, avec Michael Lonsdale.

1981  L'ogre de barbarie, de Pierre Matteuzzi, avec Bernard Fresson.

1984  Bis später, ich muss mich erschiessen / Le suicidaire, de Vojtech Jasny, avec Daniel

          Olbrychski.

1985  Tangos, l’exil de Garden, de Fernando E. Solanas, avec Philippe Léotard.

          Bordello, de Nikos Koundouros, avec Vasilis Laggos.

1986  Twist again à Moscou, de Jean-Marie Poiré, avec Philippe Noiret.

          Il sapore del grano, de Gianni Da Campo, avec Lorenzo Lena.

          Una casa in bilico, de Giorgio Magliulo et Antonietta de Lillo, avec Riccardo Cucciolla.

          L'Iniziazione / Les exploits d’un jeune Don Juan, de Gianfranco Mingozzi, avec Claudine

          Auger.

1987  Notes pour Debussy : Lettre ouverte à Jean-Luc Godard, documentaire de Jean-Patrick Lebel.

1988  Remake, de Ansano Giannarelli, avec Maurizio Donadoni.

          Splendor, de Ettore Scola, avec Marcello Mastroianni.

1989  Follow me, de Maria Knilli, avec Pavel Landovsky.

1991  Pyushchye krovi, de Yevgeni Tartasky, avec Andreï Sokolov.

1992  Kodayu / Rêves de Russie, de Junya Sato, avec Ken Ogata.

1994  Le fils de Gascogne, de Pascal Aubier, simple participation.

1995  Parajanov. Verjin kolazh / Paradjanov, le dernier collage, documentaire de Krikor Hamel et

          Rouben Kevorkiantz.

1996  Jeunesse, de Noël Alpi, avec Bernard Le Coq.

          Anemos stin poli / Le vent sur la ville, de Petros Sevastikoglou, avec Zinovi Gerdt.

1999  Une journée d’Andrei Arsenevitch, moyen métrage de Chris Marker, avec Andrei Tarkovski.

2004  Nissim dit Max, documentaire de Pierre et Vladimir Leon, simple participation.

 

©  Yvan Foucart  (Dictionnaire des comédiens français)  - 20 août 2008.