Date de naissance : 18 octobre 1923
Date de décès : 6 mars 1994
Nom : Maria Amalia Mercouris
ACTRICE
BIOGRAPHIE :
Issue d’une grande famille
bourgeoise, Maria Amalia Mercouris voit le jour le 18 octobre 1923, à
Athènes. Petite-fille et fille d’hommes politiques importants (son
grand-père fut Maire d’Athènes plus de vingt ans et son père député et
représentant de la Grèce au Conseil Européen), elle se marie en 1941 avec Panos
Harokopos, un aristocrate, pour fuir le joug familial. Aussitôt, elle entre à
l’Institut Dramatique du Théâtre National d’Athènes et suit les cours de
Demitris Rondiris.
Dans
les années quarante, Melina Mercouri joue, sur les planches de la capitale
grecque, les adaptations d’«Un tramway nommé Désir» de Tennessee
Williams et «Sept ans de réflexion» de George
Axelrod. En 1949, en visite à Paris, elle rencontre Marcel
Achard pour qui elle interprète «Le moulin de
En
1955, de retour au pays, Michael
Cacoyannis lui offre le premier rôle dans «Stella». Cette première
prestation, pour le grand écran, lui vaut une reconnaissance internationale. Le
film est présenté au Festival de Cannes, où Melina rencontre Jules
Dassin, cinéaste de la liste noire hollywoodienne. Ainsi, naît une des plus
belles histoire d’amour cinématographique : Melina va devenir son inspiratrice.
Sous sa direction, elle interpréte des rôles secondaires dans «Celui qui doit
mourir» (1957) avec Jean
Servais et dans «La loi» (1958) avec Gina
Lollobrigida. En 1966, elle épouse Dassin.
En
1960, c’est la consécration avec «Jamais le dimanche», le film est un énorme succès
et le couple connaît une gloire planétaire. Dès lors, Melina gagne haut la main
le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes. Par la suite, elle
tournera six autres fois pour son mentor: «Phèdre» (1961), «Topkapi» (1963),
«10 heures 30 du soir en été» (1965), «La promesse de l’aube» (1969), «The
rehearsal» (1973) et «Cri de femmes» (1977). Star internationale, elle offre
son talent à d’autres grands réalisateurs internationaux: Vittorio
De Sica, Juan
Antonio Bardem et Norman
Jewison, pour ne citer que les plus importants.
Melina
Mercouri, qui en 1967, était rentrée en résistance contre la prise de pouvoir
des Colonels en Grèce, revient au pays en 1974 après plusieurs années d’exil.
Elle arrête sa carrière cinématographique et s’oriente vers la politique. Elle
sera successivement Députée socialiste du Pirée en 1978 et Ministre de
Melina
Mercouri est réélue Ministre de
FILMOGRAPHIE :
1955 o Stella, femme libre ( Stella ) de Michael Cacoyannis
avec
Aleco Alexandrakis
1957 o Celui qui doit mourir – de Jules Dassin
avec Jean Servais
o Gipsy ( the
gypsy and the gentleman ) de Joseph Losey
avec
Patrick McGoohan
1958 o La loi ( la legge / the law / where the
hot wind blow ! ) de Jules Dassin
avec Yves Montand
1960 o Jamais le dimanche ( pote tin kyriaki / Ποτέ
την Κυριακή / never on Sunday
) de Jules Dassin
avec
Georges Foundas
·
Prix
d’interprétation féminine au festival du cinéma de Cannes, France
1961 o Le jugement dernier ( il
giudizio universale / the last judgement ) de Vittorio De Sica
avec
Jack Palance
o Phèdre ( Phaedra / Faidra ) de Jules Dassin
avec
Anthony Perkins
o Vive Henri IV… vive l’amour ! – de Claude Autant-Lara
avec
Pierre Brasseur
1962 o Les vainqueurs ( the victors ) de Carl Foreman
avec
George Peppard
1963 o Topkapi – de Jules Dassin
avec
Peter Ustinov
1964 o Les pianos mécaniques ( los pianos mecánicos ) de Juan Antonio
Bardem
avec James Mason
1965 o D pour danger ( a man could
get killed / welcome, Mr. Beddoes
) de Ronald Neame & Cliff
Owen
avec James Garner
avec
Peter Finch
1968 o Chicago, Chicago ( gaily, gaily ) de
Norman Jewison
avec Brian Keith
1969 o La promesse de l’aube ( promise at dawn ) de Jules Dassin
avec Fernand Gravey
1973 o The rehearsal / I dokimi – de Jules
Dassin
avec
Laurence Olivier
1974 o Une
fois ne suffit pas ( one is not enough / Jacqueline Susann’s once is not enough ) de Guy
Green
avec George Hamilton
1976 o Drôles de manières ( nasty habits / the abbess ) de Michael
Lindsay-Hogg
avec
Eli Wallach
1977 o Cri de femmes ( a dream of passion / kravyi
yinekon ) de Jules Dassin
avec
Ellen Burstyn
© Philippe PELLETIER pour Les Gens du
Cinéma (mise à jour 18/11/2004)