Gilles PELLERIN

             

 

Né le 19 avril 1926 à Nicolet, Québec.

Décédé le 15 août 1977 à Montréal, Québec.

 

 

ACTEUR

 

 

Biographie :

 

Il commence, comme bien d’autres comédiens, à la radio après avoir complété des études au Collège de Nicolet. Il avait débuté dans une radio locale, à Trois-Rivières, mais y voyant des débouchés concrets, il tente sa chance à Montréal où il devient co-animateur avec Jacques Normand,  à CKVL, en 1946.

 

Il faisait partie de la distribution de l’émission La parade de la chansonnette française. Une émission en ondes tous les jours et qui durait huit heures et où alternait différents animateurs vedettes de la station.  On y retrouvera aussi les Roger Baulu, Jean-Maurice Baril et Paul Berval. La popularité de l’émission et la grande camaraderie avec Jacques Normand, le poussera à devenir son faire-valoir, souvent raillé par ce dernier au sujet de sa petite taille, sa maladresse chronique et ses manières lourdaudes.

 

Les cabarets montréalais ne seront pas en reste. On verra Pellerin monter sur toutes les scènes. Il développera sa formule personnelle de monologue qui fera son succès. Il racontera inlassablement les aventures mouvementées de Rolland, toujours aux prises avec sa mère, l’ineffable Mère à Roland.

 

Avec l’arrivée de la télévision au Québec, Gilles Pellerin sera bien sûr de ses débuts. Il sera donc co-animateur avec Jacques Normand, Paul Berval et Lucille Dumont d’une des premières émissions de variétés à la Télévision de Radio-Canada :  Le Café des artistes.

 

C’est la période faste de Pellerin : il est à cette époque l’un des humoristes les plus recherchés au Québec. Il sera partout. Dans les cabarets comme à la radio et à la télévision comme vedette invitée. Sa popularité le poussera à enregistrer ses monologues sur disques et d’accepter un rôle récurrent dans le télé-roman La famille Plouffe ou de participer à plusieurs comédies télévisées comme Cré Basile, les Mont-Joye et La Petite Patrie.

 

Du même souffle,  Gilles Pellerin se présente au poste de député dans son comté natal de Nicolet-Yamaska aux élections fédérales de 1958 sous la bannière du Parti libéral du Canada. Le conservateur Paul Comtois gagne l'élection par 3000 voix. Ce sera sa seule expérience politique.

 

 L’ère des cabarets  prenant fin, il chercha à se renouveler, participant au cinéma des années 70 alors en plein essor comique.  On le remarquera surtout dans L’Apparition et Y’a pas de mal à se faire du bien. Des films dignes représentants de cette série de plusieurs comédies érotiques vulgaires de cette époque (les Chats bottés, Deux femmes en or, l'Initiation, Pile ou face, Valérie entre autres). Il n’y était présent que dans des rôles de soutien, utilisé principalement comme faire valoir.

 

Une déficience cardiaque le conduira à l’hôpital pour une intervention chirurgicale qui tournera court. Il y décédera le 15 août 1977. Son décès sera peu remarqué par les journaux de l’époque. Celui-ci survenant la veille de celui d’Elvis Presley.

 

Filmographie :

 

 

1955    -           La circulation à Montréal : de Bernard Devlin  -court métrage-

avec Gil LaRoche

1956    -           Alfred 1ère partie : de Bernard Devlin -court métrage-

avec Emile Genest

Alfred 2e partie : de Bernard Devlin -court métrage-

avec Paule Bayard

1966    -           Once Upon a Prime Time : de Bernard Devlin -court métrage-

avec Christian Delmas

1971    -           L’apparition : de Roger Cardinal

avec Jean Coutu

1973    -           Trois fois passera... : de Jean Beaudin -court métrage-

avec Guy L’Écuyer

1974    -           Y'a pas de mal à se faire du bien : de Gilles Richer

avec Denis Drouin

La pomme, la queue...et les pépins ! : de Claude Fournier

avec Jean Lapointe

Les aventures d’une jeune veuve : de Roger Fournier

avec Dominique Michel

C’est jeune et ça sait tout ! : de Claude Mulot

avec Françoise Lemieux

1975    -           Tout feu tout femme : de Gilles Richer

avec Jean Lapointe

 

© Alexandre CARLE  pour Les Gens du Cinéma (mise à jour 20/01/2012)