Date de naissance : 22
février 1922
Date de décès : 1er
décembre 1994
Nom : Zainab
Ibrahim Mahfuz
BIOGRAPHIE :
C’est à Wana, petite ville du
Royaume d’Egypte de Fouad 1er, que Zainab Ibrahim Mahfuz vient au
monde le 22 février 1922. Alors qu’elle n’est encore qu’une enfant, la famille
Mahfuz s’installe au Caire. Très vite remarquée pour ses talents de danseuse,
elle intègre la troupe de danse orientale moderne de Badia Massabni. Elle adopte
comme nom de scène: Samia Gamal, qui signifie «beauté» en
égyptien. Dès le début de sa carrière, elle révolutionne la danse orientale en
chaussant des talons hauts sur scène. Ce seul détail confère à son art plus de
grâce et de sensualité. Elle est alors propulsée vers la célébrité.
Au début des années quarante, Samia
Gamal fait une rencontre déterminante, en la personne de Farid Al Atrache, un
prince syro-libanais devenu un des plus grands chanteurs et joueurs de luth du
monde arabe. Samia et Farid forment, à la scène comme à la ville, le couple
d’artistes le plus célèbre de la vie culturelle orientale de la décennie. Entre
temps, la jeune femme débute au cinéma, en 1942, dans «Gawhara» de Youssef
Wahby. Elle devient rapidement une déesse des comedies musicales, adulée par
des millions d’admirateurs. En 1947, le couple Gamal-Al-Atrache est réuni à
l’écran dans «Madame la diablesse», dirigé par Henry
Barakat. Le film est un énorme succès et les deux vedettes tournent encore
ensembles, à quatre reprises, dans : «Ahebbak inta» (1949) et «Dernier
mensonge» (1949) tous deux réalisés par Ahmed Badrakhan, «Taa la salim» (1951) d’Helmy
Rafla et «Ne le dis à personne» (1952) d’Henry Barakat. Immense star, Samia Gamal ne laisse pas insensible le Roi
Farouk. Celui-ci lui octroie le titre honorifique de première danseuse nationale.
En 1952, Samia épouse Sheppard King,
un riche américain, originaire du Texas. En 1954, elle profite d’un séjour à
Hollywood, pour faire une apparition dans «La vallée des rois» de Robert
Pirosh, et où elle interprète une danseuse
du ventre aux côtés de Robert
Taylor. La même année, elle incarne la jeune
Morgiane auprès de Fernandel,
dans «Ali Baba et les quarante voleurs», une production française de Jacques
Becker. En 1955, dans «Un verre et une cigarette» de Niazi Mostafa,
elle partage
l’affiche avec une autre belle égyptienne, qui va également se faire un nom en
France… Dalida.
Un an plus tard, elle participe à la production internationale «Le fils du
Cheik» de Goffredo
Alessandrini avec Ricardo
Montalban.
À la fin des années cinquante, Samia
Gamal divorce de son Texan de mari et revient définitivement dans son pays
natal. Elle y tourne deux de ses plus grand succès, «Zannouba» (1957) aux côtés de Shukry Sarhan et «Rendez-vous avec l’inconnu»
(1959) avec Omar Sharif. En 1958, elle épouse en
secondes noces, le jeune premier Ruschy Abaza, dont elle divorce en 1977. Ils
sont réunis à l’écran dans «Le deuxième homme» (1960) de Ezzel Dine Zulficar et
dans «La route du diable» (1963) de Kamal Attia. Ce film reste la dernière
prestation cinématographique de sa carrière.
Par
la suite, Samia Gamal se consacre exclusivement à la danse. Elle pratique
passionnément son art jusqu’au début des années quatre-vingt-dix. Elle s’éteint
le 1er décembre 1994, au Caire, capitale égyptienne, emportée par un
cancer.
FILMOGRAPHIE :
1942 o Gawhara - de Youssef Wahby
avec Hassan Fayek
o Ali
Baba wa al arbain harame
- de Togo Mizrahi
avec Ismail Yasseen
1944 o Une balle dans le cœur (Russassa
fil kalb) de Mohammed Karim
avec
Faten Hamama
1945 o Taxi hantur - de Ahmed Badrakhan
avec
Mohamed Abdel Mouttaleb
o Le fils d’Adam (Al-bani Adam) de Niazi Mostafa
avec Bechara Wakim
1947 o Madame la diablesse (Afrita hanem) de Henry Barakat
avec Farid Al Atrache
1949 o L’épervier du Nil (Lo spaviero del
Nilo) de Giacomo Gentilomo
avec Vittorio Gassman
o Ahebbak inta - de Ahmed Badrakhan
avec Choukoukou
o Vacances en enfer (Agaza fel gahannam)
de Ezzel Dine Zulficar
avec Stephan Rosti
1950 o Le faucon (El sakr) de Salah Abouseif & Giacomo Gentilomo
avec Imad Hamdi
o Dernier mensonge (Akher kedba) de Ahmed Badrakhan
avec
Abdel Salam Al Nabulsy
o Ahmar shafayef - de Wali Eddine Sameh
avec Naguib Al Rihani
1951 o Taa la salim - de Helmy Rafla
avec
Farid Shawqi
o Amir el antikam - de Henry Barakat
avec
Anwar Wagdi
1952 o Ne le dis à
personne (Ma takulshi la hada) de
Henry Barakat
avec Farid Al Atrache
1953 o Train de nuit (El ketar el lail) de Ezzel Dine Zulficar
avec Imad Hamdi
o Le monstre (El wahsh) de Salah Abouseif
avec Mahmoud El-Meliguy
1954 o La vallée des rois (Valley of the kings) de Robert Pirosh
avec Robert Taylor
avec Fernandel
o Raqsat al-wadah - de Ezzel Dine Zulficar
avec Hussein Riad
o Lady Pickpocket (Nachala hanem) de Hassan El-Seify
avec Kamal Al-Shennawi
1955 o Un verre et une cigarette (Sigarah was kas) de Niazi Mostafa
avec Dalida
1956 o Le fils du Cheik (Los amantes del desierto / gli amanti del deserto / la figlia dello sceicco /
desert warrior) de
Goffredo Alessandrini, Fernando Cerchio, Léon Klimovsky,
Ricardo Muñoz Suay & Gianni Vernuccio
avec Ricardo Montalban
1957 o Zannouba (Zannuba) de Helmy Rafla
avec Shukry Sarhan
1958 o Kull daqqa fi qalbi - de Ahmed Diaeddin
avec Muhammad Fawzi
avec Omar Sharif
1960 o Le deuxième homme (El rajul el thani) de Ezzel Dine Zulficar
avec Rushdy Abaza
o Triste mélodie (El nagham
el hazine) de Hassan El-Seify
avec Maher Al Attar
1961 o Et l’amour revient (Waada el hub) de Fatin Abdel Wahab
avec Mohammed Tawfik
1963 o La route du diable (Tarik al shaitan) de Kamal Attia
avec Tewfik El Dekn
© Philippe PELLETIER pour Les Gens du
Cinéma (mise à jour 06/01/2005)