Date de naissance : le
10 novembre 1925 à Pontrhydyfen,
Pays de Galles
Date de décès : le
5 août 1984 à Genève, Suisse
Nom : Richard Walter Jenkins Jr.
ACTEUR
BIOGRAPHIE :
Issu d’une
famille nombreuse de mineurs gallois, Richard Walter Jenkins Jr. voit le jour le
10 novembre 1925, à Pontrhydyfen (Angleterre). Au cours de son adolescence, le
jeune homme interprète brillamment tous les classiques du théâtre anglais, sous
la coupe de son professeur d’art dramatique, Philip Burton. Pendant la seconde
guerre mondiale, il s’engage dans la Royal Air Force, puis à la fin du conflit,
reprend ses études au Collège d’Exeter à Oxford. Par la suite, il se fait
appeler Richard Burton, en hommage à son mentor, et poursuit ses apparitions
scéniques.
En 1948, Richard, devenu un acteur
shakespearien confirmé des planches britanniques, débute au cinéma dans «Les
derniers jours de Dolwyn» d’Emlyn Williams. Les années suivantes, il tourne quelques films dans
son pays, mais gagne rapidement Hollywood. En effet, il est contacté par la
Twentieth Century Fox, pour tourner dans «Ma cousine Rachel» aux côtés d’Olivia de Havilland. Son interprétation lui vaut d’ailleurs le Golden
Globe du meilleur espoir masculin. Dans les années cinquante, il serre dans ses
bras les plus grandes stars féminines, parmi lesquelles : Jean Simmons dans «La tunique» (1953), Susan Hayward dans «Les gladiateurs» (1953), Lana Turner dans «La mousson» (1955) et Angie Dickinson dans «Le buisson ardent» (1959).
En 1963, il remplace Stephen
Boyd pour incarner Marc-Antoine
dans la coûteuse production de Joseph
L. Mankiewicz : «Cléopâtre» aux côtés de la sublime Elizabeth
Taylor. Les deux stars qui poursuivent leur histoire d’amour hors des
plateaux, se marient le 15 mars 1964. Cette même année, Richard tourne avec un
autre monstre sacré : Ava
Gardner dans «La nuit de l’iguane» sous la direction de John
Huston. Richard Burton est certainement l’un des plus grands acteurs de son
époque. Cependant, afin de financer les dépenses faramineuses de son couple, il
préfère souvent tourner dans des productions qui ne se montrent pas à la
hauteur de son indéniable talent. En 1965, il joue dans «Qui a peur de Virginia
Woolf ?» de Mike
Nichols, toujours aux côtés d’Elizabeth
Taylor. Il enchaîne ensuite avec différents films, dont : «Les
comédiens» (1967) de Peter
Glenville et «Boom !» (1968) de Joseph
Losey.
Dans les années soixante dix,
Richard est un homme usé, fatigué par les excès d’alcool, de mariages, de
divorces et de scandales. Il tourne encore dans quelques films alimentaires et
participe à des productions télévisées. Il accepte également d’être dirigé par
de grands cinéastes, mais hélas, pas toujours dans leurs meilleurs films. Nous
pouvons citer : Henry
Hathaway pour «Le cinquième commando» (1970), Joseph
Losey pour «L’assassinat de Trotsky» (1971), Edward
Dmytryk pour «Barbe-Bleue» (1972), Vittorio
de Sica pour «Le voyage» (1973), et John
Boorman pour «L’exorciste II : L’hérétique» (1976). Et parfois, son
incroyable génie refait surface, notamment en 1977, dans «Equus» de Sidney
Lumet.
En 1983, Richard Burton incarne de
façon très convaincante, le compositeur Richard
Wagner, dans la série télévisée «Wagner». Il termine sa carrière avec
panache sous la direction de Michael
Radford dans «1984» avec John
Hurt. Cependant, épuisé par une vie d’abus en tous genres, il meurt le 5
août 1984, à Genève en Suisse, victime d’une hémorragie cérébrale.
FILMOGRAPHIE :
1948 o Les derniers jours de Dolwyn (The last
days of Dolwyn / Women of Dolwyn / Dolwyn) d' Emlyn Williams
avec Edith Evans
1949 o Now Barabbas / Now Barabbas was a robber …
de Gordon Parry
1950 o Sa dernière escale (Waterfront / Waterfront
women) de Michael Anderson
avec
Avis Scott
o Amours perdus
(The woman with no name / Her panelled door) de Ladislao Vajda et George More
O’Ferrall
avec
Phyllis Calvert
1951 o Green grow the rushes / Brandy ashore de
Derek Twist
avec Honor Blackman
1952 o Ma cousine Rachel (My cousin Rachel) de Henry Koster
avec Olivia de Havilland
• Golden Globe du meilleur espoir masculin,
USA
1953 o Les rats du désert (The desert rats) de Robert Wise
avec
James Mason
o La tunique (The robe) de Henry Koster
avec
Victor Mature
o Les gladiateurs (Demetrius and the
gladiators) de Delmer Daves
avec Susan Hayward
• Seulement
apparition
1954 o Le prince des acteurs (Prince of players) de Philip Dunne
avec
Raymond Massey
1955 o La mousson (The rains of Ranchipur) de Jean Negulesco
avec Lana Turner
o CM Thursday’s children de Lindsay Anderson et Guy Brenton
·
Seulement
narration
1956 o Alexandre le grand (Alexander the great) de Robert Rossen
avec
Danielle Darrieux
1957 o L’épouse de la mer (Sea wife / sea-wyf and biscuit) de Bob McNaught
avec
Joan Collins
1958 o Amère victoire (Bitter victory) de Nicholas Ray
avec Curd Jürgens
1959 o Les corps sauvages / La paix du dimanche (Look back in anger) de
Tony Richardson
avec
Mary Ure
o Le buisson ardent (The branble bush) de
Daniel Petrie
avec
Angie Dickinson
1960 o Les aventuriers (Ice Palace) de Vincent Sherman
1961 o Le jour le plus long (The longest day) de Bernhard Wicki, Ken Annakin, Andrew Marton et Gerd Oswald
avec John Wayne
o CM Dylan Thomas de Jack
Howells
o DA Le songe d’une nuit
d’été (Sen noci svatojanske) de Jiri Trinka
• Seulement commentaires
1963 o Cléopâtre (Cleopatra) de Joseph L. Mankiewicz
avec Elizabeth Taylor
o Hôtel
International (The V.I.P’s / International Hotel) d' Anthony Asquith
avec Louis Jourdan
o Zoulou (Zulu) de Cy Endfield
avec Stanley Baker
• Seulement narration
o Becket de Peter Glenville
avec Peter O’Toole
• Laurel d’Or de la meilleure interprétation
masculine – Drame, USA
o CM Inheritance de John Irvin
• Seulement narration
1964 o La nuit de l’iguane (The night of the
iguana) de John Huston
avec
Ava Gardner
o CM On the trail of the
iguana de Ross Lowell
avec John Huston
• Seulement apparition
o Hamlet de Bill Coleran et John Gielgud
avec John Gielgud
o Le chevalier des sables (The sandpiper)
de Vincente Minnelli
avec Eva Marie Saint
• BAFTA du meilleur acteur anglais aux
British Academy Awards Grande-Bretagne
• Laurel d’Or de la meilleure interprétation
masculine – Drame, USA
o Quoi de neuf Pussycat? (What’s new
Pussycat?) de Clive Donner
avec Romy Schneider
• Seulement apparition
o Qui a peur de Virginia Woolf ? (Who’s afraid of Virginia Woolf ?) de Mike Nichols
avec Sandy Dennis
• BAFTA du meilleur acteur anglais aux
British Academy Awards Grande-Bretagne
• Laurel d’Or de la meilleure interprétation
masculine – Drame, USA
1966 o La mégère apprivoisée (La bisbetica domata / The taming of the shrew) de Franco Zeffirelli
avec Michael York
o Docteur Faust (Doctor Faustus) de
Richard Burton et Nevil Coghill
avec Elizabeth Taylor
o Casino Royale de John Huston, Ken Hughes, Robert Parrish, Val Guest
et Joe McGrath
avec Ursula Andress
1967 o Les comédiens (The comedians) de Peter Glenville
avec
Lillian Gish
o DO Un mur à Jérusalem de Frédéric Rossif et
Albert Knobler
• Seulement commentaires
1968 o Boom ! de Joseph Losey
avec
Noel Coward
o Candy de Christian Marquand
avec
Marlon Brando
o Quand les aigles attaquent (Where
eagles dare) de Brian G. Hutton
avec Clint Eastwood
avec
Rex Harrison
1970 o Le prix d’un alibi (Villain) de Michael Tuchner
avec
Ian McShane
o Le cinquième commando (Raid
on Rommel) de Henry Hathaway
avec
John Colicos
1971 o Au bois lacté (Under milk wood) d' Andrew Sinclair
avec Glynis Johns
• Seulement voix
o L’assassinat de Trotsky (The assassination
of Trotsky) de Joseph Losey
avec
Alain Delon
1972 o La cinquième offensive (Sutjeska / The fifth offensive) de Stipe
Delic
avec
Irene Papas
o Liberté provisoire (Hammersmith is out)
de Peter Ustinov
avec George Raft
o Barbe Bleue (Bluebeard / Barbablù) d' Edward Dmytryk et Luciano
Sacripanti
avec
Raquel Welch
o Divorce (Divorce
his, divorce her) de Warris Hussein
avec
Elizabeth Taylor
1973 o Représailles S.S. (Rappresaglia / Massacre in Rom ) de George Pan
Cosmatos
avec Marcello Mastroianni
o Le voyage (Il viaggio) de Vittorio De
Sica
avec Ian Bannen
1974 o L’homme du clan (The klansman / The
burning cross / KKK) de Terence Young
avec Lee Marvin
o Jackpot de Terence Young
avec Capucine
• Inachevé
o Brève rencontre (Bbrief encounter ) de
Alan Bridges
avec
Sophia Loren
1976 o L’exorciste II : L’hérétique (Exorcist II : The heretic)
de John Boorman
avec
Louise Fletcher
o DO Le volcan : Une réflexion sur la vie
et la mort de Malcolm Lowry (Volcano : An inquiry
into the life and death of Malcolm Lowry / Volcano) de Donald Brittain et John Kramer
• Seulement narration
1977 o Equus de Sidney Lumet
avec Joan Plowright
• Golden Globe du meilleur acteur de cinéma
catégorie drame, USA
o La grande menace (The medusa touch) de
Jack Gold
avec Lee Remick
1978 o Les oies sauvages (The wild geese) d'
Andrew V. McLaglen
avec
Roger Moore
o Absolution (Murder
by confession) d' Anthony Page
avec
Dominic Guard
1979 o La percée d’Avranches (Breakthrough /
Steiner: Das eiserne kreuz, 2.Teil / Sergeant Steiner)
de Andrew V. McLaglen
avec
Robert Mitchum
o Tristan et Iseult (Lovespell /
Tristan and Iseult / Tristan and Isolde) de Tom Donovan
avec
Geradine Fitzgerald
1980 o Obsession (Circle of two) de Jules Dassin
avec
Tatum O’Neal
1984 o 1984 de Michael Radford
avec
John Hurt
Remerciements à Angélique CHMILEWSKY
© Philippe PELLETIER pour Les Gens du
Cinéma (mise à jour André SISCOT 11/04/2007)