François Berléand
Date de naissance : 22 avril 1952
Nom
: François
Georges Patrick Berléand
ACTEUR
BIOGRAPHIE :
«C’est un acteur tellement bon que quoi qu’on écrive, il y a
forcément un rôle pour lui …» déclarait le cinéaste Pierre Jolivet à «Studio» lors du
tournage du «Frère du guerrier». Ce prodigieux comédien est de plus spirituel,
perfectionniste et modeste. Il est désormais tout simplement l’un des comédiens
majeurs de son temps.
Attiré par le théâtre, il découvre
tardivement qu’il est le petit-fils d’un metteur en scène russe de théâtre,
Micha Berliand, mort en déportation, et que sa grand-mère était comédienne.
Mais personne dans sa famille n’en avait jamais parlé. «J’ai demandé la permission à mon père de devenir comédien : - Bien,
m’a-t-il dit, tu reprends le flambeau. Quel flambeau? Il m’a appris que mon
grand-père avait dirigé un théâtre à Odessa, qu’il avait traduit Pirandello en
russe et en hébreu» (1). Il suit, en 1973, les cours de Tania Balachova.
Elle connaissait son grand-père, et «au détour d’une phrase, a déclaré que
si je devais faire carrière un jour ce ne serait pas avant 40 ans… cette phrase
m’a longtemps inhibé…» (2).
Puis, il manque de participer à la
création du « Splendid », suite à une proposition de Josiane Balasko, pour
s’engager dans la troupe de Daniel Benoin, au théâtre Sorano à Vincennes. Ceci,
grâce à son meilleur ami de toujours, Hubert Saint-Macary, pour des créations
collectives pendant 7 ans. C’est l’occasion pour eux de jouer de grands textes,
et pour qui, avec une bonne dose d’autodérision «On a surtout réussi à faire
fuir une génération de spectateurs!» (2). Suit une belle carrière au
théâtre avec Antoine Vitez (Hernani), Brigitte Jacques, Stéphan Meldeg, Sophie Loucachevcky etc….
Il commence à tourner des petits
rôles: Pour la télévision, on le reconnaît en invité d'une soirée dadaïste dans
la saga «Au plaisir de Dieu» (1977) avec Sacha Briquet, et en gendarme dans la
série «Messieurs les jurés». Au cinéma il est un jogger essoufflé aux côtés de
David Gabison et Jacques François dans « Elles ne sont pas des anges, nous
non plus » (1980). Il rencontre également Alain Cavalier, pour «Martin et
Léa» en 1977, où il interprète un policier soupçonneux (mais indulgent la
première fois!) face à Xavier Saint-Macary. C’est le premier d’une série, tel
en 1982, un inspecteur de la mondaine dans «La Balance» : "Quand on réussit un rôle de flic, on vous
demande souvent d'en refaire un autre" (3). En 1980, il retrouve Cavalier,
dans le rôle d’un homme qui tente de gruger Jean Rochefort qui recherche sa
mère dans une gare dans «Un étrange voyage».
En 1982, il tourne pour Marc
Jolivet, un film à petit budget: «Ôte-toi de mon soleil» où il profite d’une
totale liberté de jeu pour expérimenter des techniques différentes. En
visualisant le grand nombre de rushes, il étudie la manière de progresser.
C’est aussi l’occasion de rencontrer le frère de Marc: Pierre (dont il
deviendra l’acteur fétiche pour 8 films). Ce dernier le dirige avec justesse
dans «Strictement personnel» (1984),
puis en beau-frère encombrant «Le complexe du kangourou» (1986) et en
homosexuel poursuivant Éric Métayer de ses assiduités dans «À l’heure où les
grands fauves vont boire» (1992)…
Sa présence sur les plateaux est une
souffrance pour lui à cette époque : "Au
tout début de ma carrière, quand j'arrivais sur un tournage, j'avais un trac
fou. J'étais mal. Je n'avais qu'une envie: c'est que le studio explose ou que
la caméra tombe en panne pour pouvoir repartir..." (3). De ces années
de second rôle, François Berléand m’a raconté une anecdote sur «Camille
Claudel» (1987-88) dans lequel il tient le rôle d’un médecin de quartier durant
les fameuses inondations parisiennes. Son propre fils, alors enfant, se retrouve
à jouer avec Isabelle Adjani. Peu impressionné par la star, il lui demande si
elle est aussi connue que son père. Isabelle répond «oui» et le fiston
rétorque: «Alors, t’es pas connue!».
En 1986, l’importance des rôles
grandit. Tel l’étrange collectionneur de timbres dans «La femme secrète», de
Sébastien Grall, avec lequel il retravaille deux fois. Il progresse dans la
hiérarchie en devenant le supérieur désabusé de Jean-Pierre Marielle dans
l’excellent «Les mois d’avril sont meurtriers» de Laurent Heymann (qui
l’emploiera souvent à la télévision).
Louis Malle, de retour des Etats-Unis, le
remarque dans « Madame de Sade » mis en scène par Sophie Loucachevsky
(dans le rôle d'une femme) et l’engage pour deux films en lui demandant
humblement des renseignements sur le théâtre depuis son absence. Il joue un
prêtre, que l'on devine travaillé par quelques pulsions, dans «Au revoir les
enfants» (1987). Aussi, le notaire amoureux transi du personnage de Miou-Miou,
dans «Milou en mai» (1989): C'est l’occasion à la troupe de faire quelques
blagues à Paulette Dubost qui joue une morte en plein mai 1968. Pour palier son
trac naturel, François Berléand aime faire des farces et des plaisanteries sur
les tournages. « Sur les plateaux de cinéma c’est un boute-en-train,
intenable potache » (4)
Il se révèle très à l'aise dans la
comédie. Notamment: en détective qui passe son temps à dormir dans "Suivez cet avion" (1989). Il est
drôle et touchant en pion, amoureux du théâtre, comédien en difficulté dans "Tableau d'honneur" (1991),
tournant une improbable publicité et collant un élève qu'il trouve sympathique,
uniquement pour gagner un peu plus d'argent. Les premières bonnes critiques de
cinéma arrivent avec ce rôle. Mais la reconnaissance tarde un peu: on le
cantonne souvent dans des rôles de policiers et de militaires et la critique
semble le redécouvrir sans cesse…
Il personnifie le Général Montholon
dans "L'otage de l'Europe" (1988), dirigé par le grand cinéaste
polonais Jerzy Kawalerowicz qui dirige en Bulgarie une distribution brillante:
Roland Blanche, Vernon Dobtcheff, Didier Flamand etc… avec l’aide d’un
interprète. L’authenticité de la reconstitution de la captivité de Napoléon à
Saint-Hélène, fait de ce film une œuvre à redécouvrir.
Il sera dirigé par Didier Flamand qu’il retrouve, dans un
court-métrage culte « La vis » (1993), en employé d’un grand centre
commercial, dont les personnages parle un curieux Espéranto. Il reste
disponible chaque année à de jeunes réalisateurs de courts-métrages, qui ne
renâclent pas sur les heures supplémentaires. Citons particulièrement «Liste
rouge» (2000), où il est brillant en chauffeur de taxi témoin impuissant d’une
situation cocasse, et l’astucieux « Toi vieux » (2004), où il joue le
personnage plus âgé de Jérémie Rénier, de retour… du futur .
En 1991, il rencontre Nicole Garcia
pour la pièce « Le partage de midi » de Paul Claudel. Il devient son compagnon
et elle le dirigera successivement dans
« Place Vendôme » (1997) et « L’adversaire » (2001). C’est une rencontre
majeure pour lui: "Elle m'a
"relooké" - l'idée de porter la barbe c'est elle - et elle m'a
toujours bien conseillé". Ils
seront partenaires en 2003 pour Josée Dayan, pour l’adaptation «Les parents
terribles» (de Jean Cocteau) avec Jeanne
Moreau et Cyrille Thouvenin.
Dans les années 90, il participe à
des téléfilms de qualité. Il est, par exemple le traître cauteleux de
"Pardaillan", distillant une perfidie réjouissante. On le retrouve
cuisinier, suspect idéal dans le pilote de "Crimes en série: Le silence du
scarabée" avec Pascal Légitimus, ou le boiteux aigri dans « Le garçon
d’orage ».
Les belles rencontres continuent avec Bertrand Tavernier, en flic
peu dupe de la naïveté du personnage de Marie Gillain dans «L’appât» (1994).
Aussi en «sublime ganache », militaire borné dans « Le capitaine Conan »
(1995). Puis vient Jean-Pierre Améris; avec le maire de village dans "Le
bateau de mariage" (1992) et le père impuissant devant la détresse de sa
fille dans "Mauvaises fréquentations" (1998). Il tiendra un rôle
similaire dans "Vivante" (2001).
Il endosse volontiers des personnages contrastés: les deux jumeaux
diamétralement opposés dans le méconnu "Dormez je le veux !" (1997);
ou à nouveau deux flics déjantés dans "La mort du chinois" (1997) et
"Le sourire du clown" (1998). Quelle que soit l'importance de la
durée de ses rôles, il arrive toujours à faire exister un personnage, tel
celui, muet, du dîneur victime d'un quiproquo dans "L'homme idéal"
(1996) ou le psy imperturbable de « L’homme de ma vie » (1998).
Deux films avec Vincent Lindon
donnent un coup d'accélérateur à son parcours. Il faut avouer qu'il s'agit de
deux superbes compositions: celui du policier tenace mais fragile dans
"Fred" (1996) et celui de sa présence charismatique dans le rôle du
docteur spécialiste de l'hypnose qui guérit la frigidité du personnage de
Sandrine Kiberlain, et de manière peu conventionnelle, dans "Le 7ème
ciel" (1997). Ensuite, Catherine Breillat l'engage en directeur d'école
séducteur, initiant Caroline Ducey au sado-masochisme dans «Romance» (1999) où
il prouve à nouveau son grand talent dans la composition. Trois films qui
marquent un tournant important dans son parcours.
Pierre Jolivet lui reste fidèle. Il
sera l'avocat associé de Gérard Lanvin dans le remake de "En cas de
malheur": "En plein cœur" (1998). Il retrouve Benoît Jacquot en
"protecteur" d'Olivier Martinez dans « L'école de la
chair » (1998). Il rencontre Bertrand Blier pour "Les Acteurs" (1999) et se retrouve
en homme de la rue (Blier avait hésité de lui confier ce rôle, la notoriété
arrivant et la plupart des comédiens jouant leurs propres rôles), volant Maria
Schneider à Pierre Arditi qui part se consoler dans les bras de Jean-Claude
Brialy! Il donne une distance ironique dans son rôle de châtelain étrange dans
l'exercice de style « Promenons-nous dans les bois » (1999).
En 2000, il compose un salaud
d'anthologie dans « Le prince du Pacifique », en militaire fou
furieux, colonialiste et despote. Caricature obligée du film d'action, la
moindre de ses apparitions est jubilatoire, mais le film est un échec
financier. À noter bien que n'ayant pas encore la cinquantaine, il ne dédaigne
pas jouer le thème du vieillissement alors que d'autres comédiens plus âgés
l'évitent soigneusement: tel le patient au début de « Comment j'ai tué mon
père » (2000), ou le truand usé dans un climat qui se veut
"Tarantinesque" dans «HS» (2000). Pour Pierre Jolivet, il devient un
réjouissant assureur escroc dans «Ma petite entreprise», taraudé par ses
origines slaves, incapable de voir l'amour que lui porte le personnage de
Catherine Mouchet. Il obtient pour ce rôle le César 2000 du meilleur second
rôle.
Il devient l'interprète principal de
deux films: « La fille de son père »(2000)
de Jacques Deschamps, en personnage qui s'invente une paternité, prenant la
place d'un ami lâche (Frédéric Pierrot) et père absent de Natacha Régnier. Il
est remarquable en peintre bohème
et dragueur embarqué dans situations
délirantes, dans « Les âmes câlines » (2001), une mise en scène
loufoque et inventive de Thomas Bardinet.
Avec « Stardom » de
Gabriel Arcand (1999) et « Casanova » pour la télévision, il re-joue
en anglais dans "The transporteur" (2001) de Louis Leterrier (fils de
François Leterrier). Il y est un commissaire niçois narquois, face à
l’imperturbable Jason Statham et Qui Shu vedette à Hong Kong. Il déclare
assumer lui même une cascade… la marche arrière de sa voiture !. Il retrouve son personnage de Tarconi en 2004, pour une
suite tournée à Miami.
En 2002, il est remarquable en abbé
souffrant de maux d'estomac dans « Le frère du guerrier ». Une idée
récurrente dans la distribution de tous les rôles de François Berléand pour
Pierre Jolivet qui se rapproche avec humour avec la B.D. « le combat des
chefs" en hommage à "Astérix. Il y retrouve aussi Vincent Lindon et
Guillaume Canet (son partenaire dans "Trait d'union",
"Pardaillan", "En plein coeur" et « Narco »).
Guillaume Canet l'engage dans son
premier long métrage « Mon idole ». Un coup d'essai transformé en
coup de maître et l'occasion de prouver toute la gamme de son talent. Dans le
rôle de Jean-Louis Broustal, en célèbre producteur de télévision, François
alterne entre antipathie et bonhomie, en cynique "deus ex machina",
fuyant quelques démons. Il y est manipulateur, drôle et pathétique,
cyclothymique pouvant passer allègrement du proche au distant, parfois touchant
(scène de la photographie de sa mère au milieu d'anonymes), souvent féroce. Du
très grand art et il manque de peu de remporter le César du meilleur acteur en
2003.
Par les hasards du calendrier, de
nombreux films sortent avec François Berléand en 2003 et 2004: On le retrouve
en victime du destin pathétique dans la comédie noire « En territoire
indien ». En escroc spécialiste en faux jetons de casino, et victime de
tachycardie après avoir bu le café explosif de Sylvie Testud dans "Filles
uniques" (rôle d'une incroyable drôlerie, hélas trop court). En
responsable d'un supermarché en mal de paternité dans « Les amateurs ».
En convoyeur déjanté (« ça va charcler !» dit-il à tout propos)
à la gâchette facile dans « Le convoyeur ». Sur un mode moins
délirant, il est l’irrésistible ancien mari en «panne» de Nathalie Baye dans
« Une vie à t'attendre » et le garagiste qui devient héros national
pour s'être accusé d'un crime dans une comédie noire de Dominique Deruddere:
« Pour le plaisir ».
En pleine canicule 2003, il tourne
« Les choristes » film qui devient un véritable phénomène de société.
Brillant remake de la « Cage aux rossignols » de Jean Dréville,
François Berléand est un directeur d'école autoritaire nommé Rachin, vindicatif
et sournois (il s'est inspiré des rôles de Louis De Funès). Il contribue
largement avec Gérard Jugnot au succès de ce film (il faut le voir s'énerver
dans la scène fameuse du "pion, pion, pion..."). Succès qui se
confirme en DVD et qui vaut à Christophe Baratier une nomination aux Oscars,
comme meilleur film étranger.
En parallèle, il poursuit aussi sa
carrière théâtrale: dans « L'enfant-do » en 2002, où vieux père de
famille, il converse avec un ours en peluche géant. Dans la saison 2003-2004,
il est remarquable dans « Café chinois » ,
pièce d’Ira Lewis. Il retrouve son camarade de classe, et partenaire dans
« La balance » et « le joueur de violon » (1993) dans la
formidable réussite adaptée et mise en scène par Richard Berry (un projet vieux
de 10 ans). Dans son rôle de photographe raté et blasé, Berléand excelle en
personnage aigri et blessé, face à Berry, touchant en auteur nerveux proche de
la clochardisation.
Tourné en 2002, juste après
« Mon idole », le film « Je suis votre homme » de Danièle
Dubroux, présenté sur le marché du film du festival de Berlin, sort le 25 août
2004 sous le titre d’ « Éros Thérapie ». Il est le mari de Catherine
Frot, rendu amnésique (ou feignant de l’être) parce que sa femme vit une
relation avec Isabelle Carré. Il se réfugie dans le garage de sa maison
familiale et conclut que faire l’amour avec sa femme est une sorte
d’inceste ! Il retrouve Jacques François dans son dernier rôle, prodigieux
en père dépassé par les évènements. En octobre 2004, sort le subtil
« Grand rôle » qui malheureusement ne rencontre pas son public, il
tient le rôle payant de l’agent zélé et survolté de jeunes comédiens.
Dans « Narco » sorti en
novembre 2004, premier film de Tristan Aurouet et Gilles Lellouche, il campe à
nouveau un personnage cynique. C’est un
riche éditeur, manquant de flair, (il refuse de publier Yann Queffélec dans son
propre rôle). Son personnage est décalé et pitoyable. Se prenant pour un nouvel
Lenny Bruce, il monte sur scène dans l’ombre d’un talent. Il faut le voir
s’engouffrer dans sa somptueuse limousine, content de sa prestation, malgré un
« bide » saignant. Il joue également le mari du personnage d’Isabelle
Huppert dans « Les sœurs fâchées », et un aventurier fatigué, père du
personnage d’Hélène de Fougerolles dans « Le plus beau jour de ma
vie ».
À noter que François Berléand, a
écrit certes un livre poignant sur son enfance douloureuse (dont il parle
souvent dans les médias), et ce, suite à une proposition de l’auteur Jean-Marc
Roberts : "Le fils de l'homme invisible", qui fut un grand succès en
librairie.
Pour François Berléand, les projets
se bousculent, il est demandé partout, notamment par Claude Chabrol qui
l’apprécie beaucoup, et ce n'est que justice. Il devrait continuer à nous
réserver beaucoup de surprises, son «minimum» étant le «maximum» de beaucoup
d’autres. Salut l’artiste!
Citations
:1) (Le Point, avril 2004). 2) (Studio, octobre 1999).
3)
(La lettre des comédiens N°15-16). 4) (Marie-Hélène Martin, Libération du 24/08/2004)
Avec mes plus vifs remerciements à François pour son amicale et
précieuse collaboration.
©
Christian Léciagueçahar pour les Gens du Cinéma
(mise à jour le 21/07/2008), texte intégral disponible via http://coinducinephage.canalblog.com/archives/2006/11/07/3106309.html
FILMOGRAPHIE :
1977/78 - Martin et Léa de Alain Cavalier
avec Richard Bohringer
1980 - Un étrange voyage de Alain Cavalier
avec Jean Rochefort
- On n’est pas des anges…elles non plus de Michel Lang
avec Sabine Azéma
1981 - Les hommes préfèrent les grosses de
Jean-Marie Poiré
avec Josiane Balasko
1982 - La balance de Bob Swain
avec Maurice Ronet
- Stella de
Laurent Heynemann
avec Nicole Garcia
- Ote-toi de mon soleil / Diogène de Marc Jolivet
avec Hubert Saint-Macary
· +
musique
1984 - Marche à l’ombre de Michel Blanc
avec Gérard Lanvin
- CM La voix de son maître ou deux jours dans la vie de M. Léon de
Patrick Zeyen
avec Walty Zeyen
- Signé Charlotte
de Caroline Huppert
avec Isabelle Huppert
- Strictement
personnel de Pierre Jolivet
avec Pierre Arditi
1986 - Le complexe du kangourou de Pierre
Jolivet
avec Clémentine Célarié
- La femme secrète
de Sébastien Grall
avec Philippe Noiret
- Les mois d’avril
sont meurtriers de Laurent Heynemann
avec Jean-Pierre Marielle
1987 - Au revoir les enfants de Louis Malle
avec Francine Racette
- CM Histoires de familles
de Marion Lary
avec Vanessa Laurent
- Poker de
Catherine Corsini
avec Caroline Cellier
- Camille Claudel
/ Camille Claudel - Violence et passion - de Bruno Nuytten
avec Isabelle Adjani
1988 - CM Jours de vagues de Alain Tasma
avec François Négret
- L’otage de
l’Europe (Jeniec Europy / The hostage of Europe )
de Jerzy Kawalerowicz
avec Roland Blanche
1989 - Suivez cet avion de Patrice Ambard
avec Lambert Wilson
- L’orchestre
rouge de Jacques Rouffio
avec Claude Brasseur
- CM Perdue de Marion
Lary
avec Alice Lary
- Un père et passe
de Sébastien Grall
avec Eddy Mitchell
- Milou en mai
de Louis Malle
avec Miou-Miou
1990 - CM Sans rires de Mathieu Amalric
avec Josiane Lévêque
- CM Copie conforme ou la
sœur d’Albert de Jean-Claude Marchant
avec Chantal Deruaz
1991 - Tableau d’honneur de Charles Nemes
avec Claude Jade
1992 - Le bateau de mariage de Jean-Pierre
Améris
avec Florence Pernel
- À l’heure où les
grands fauves vont boire de Pierre Jolivet
avec Isabelle Gélinas
1993 - CM La vis de Didier Flamand
avec Jean Reno
- Le joueur de
violon de Charles Van Damme
avec Richard Berry
1994 - 3000
scénarios contre un
virus de Jean Achache,
Richard Berry, Jane
Birkin, Paul
Boujenah, Paul
Bérenger, Patrice Cazes, Caroline Champetier, Jacky Cukier, Jacques
Deray, Xavier
Durringer, Sébastien Grall,
Laurent Heynemann, Benoît
Jacquot,
Gérard Jugnot,
Cédric Klapisch, Philippe
Lioret, Jean Marbœuf,
Tonie Marshall,
Ivana Massetti,
Laetitia Masson, Michel
Meyer, Fernand Moszkowicz, Jean-Daniel
Illault,
Jacques Renard, Charlotte
Silvera, Florence Strauss, Virginie Thévenet,
Bernard
Verley, Daniel Vigne & Patrick Volson
avec Valeria Bruni Tedeschi
· Court
métrage « Poisson rouge » de Cédric
Klapisch
1994 - Les Milles / Les Milles : Le train de la
liberté de Sébastien Grall
avec Kristin Scott Thomas
- CM Une belle âme de
Éric Besnard
avec Jeanne Savary
- CM Chacun pour soi de
Stéphane Brisset
avec Renée Saint-Cyr
- L’appât de
Bertrand Tavernier
avec
Marie Gillain
1995 - Fugueuses / Une fille galante de Nadine
Trintignant
avec Irène Jacob
- Capitaine Conan
de Bertrand Tavernier
avec Philippe Torreton
- Un héros très
discret de Jacques Audiard
avec Mathieu Kassovitz
1996 - CM Ultima hora de Laurence Meynard
avec Catherine Jacob
- CM Gorille, mon ami de
Emmanuel Malherbe
avec Marie Trintignant
- L’homme idéal
de Xavier Gélin
avec Pascal Légitimus
- Fred de
Pierre Jolivet
avec Clotilde Courau
1997 - Place Vendôme de Nicole Garcia
avec Catherine Deneuve
- Dormez, je le veux
! de Irène Jouannet
avec Catherine Frot
- La mort du
Chinois de Jean-Louis Benoît
avec José Garcia
- Le pari de
Didier Bourdon & Bernard Campan
avec Isabel Otero
- CM C’est déjà Noël de
Siegfried
avec Élodie Bouchez
- CM Bonjour de Bruno
Herbulot
avec Marie Matheron
- Le septième ciel
de Benoît Jacquot
avec Sandrine Kiberlain
1998 - Mauvaises fréquentations de Jean-Pierre
Améris
avec Lou Doillon
- Romance /
Romance X de Catherine Breillat
avec Caroline Ducey
- Le plus beau
pays du monde de Marcel Bluwal
avec Jean-Claude Adelin
- L’homme de ma
vie de Stéphane Kurc
avec Patrick Chesnais
- L’école de la
chair de Benoît Jacquot
avec Isabelle Huppert
- En plein cœur
de Pierre Jolivet
avec Virginie Ledoyen
- CM Tout le monde descend
de Laurent Bachet
avec Fanny Berléand
- Le sourire du
clown de Eric Besnard
avec Ticky Holdago
- Ma petite
entreprise de Pierre Jolivet
avec Vincent Lindon
· César du meilleur second rôle masculin, France
- Innocent de
Costa Natsis
avec Elisabeth Depardieu
- CM Coup de lune de
Emmanuel Hamon
avec Pascal Cervo
1999 - Les acteurs de Bertrand Blier
avec Maria Schneider
- Promenons-nous
dans les bois de Lionel Delplanque
avec Clément Sibony
- La débandade de
Claude Berri
avec Claude Berri
- Une pour toutes
dClaude Lelouch
avec Anne Parillaud
- CM Trait d’union de
Bruno Garcia
avec Guillaume Canet
- CM Stop de Rodolphe
Marconi
avec Florence Loiret
- Stardom / Quinze
moments de Denys Arcand
avec Jessica Paré
- Six-pack de
Alain Berberian
avec Richard Anconina
2000 - Vivante de Sandrine Ray
avec Vahina Giocante
- Comment j’ai tué
mon père de Anne Fontaine
avec Michel Bouquet
- HS - Hors
service de Jean-Paul Lilienfeld
avec Dieudonné
- Le prince du
Pacifique de Alain Corneau
avec Patrick Timsit
- CM Recrutement de
Didier Lauret
avec Claire Laroche
- CM Liste rouge de
Jérôme Bonnell
avec Marc Citti
- Pas d’histoires ! de
Yves Angelo, Yamina Benguigui, Paul Boujenah, Catherine Corsini,
Emilie Deleuze,
François Dupeyron, Xavier
Durringer, Philippe Jullien, Jean-Pierre
Lemoulland,
Vincent Lindon, Philippe Lioret,
Fanta Regina Nacro
& Christophe
Otzenberger
avec Eléonore Gosset
· Court
métrage « Cyrano » de Vincent Lindon
- La fille de son
père de Jacques Deschamps
avec Natacha Régnier
- CM Parce que notre besoin de consolation de Jacques
Fontanel
avec Paul Allio
2001 - Le transporteur ( The
transporter ) de Louis Leterrier & Corey Yuen
avec Jason Statham
- En territoire
indien de Lionel Epp
avec Claire Keim
- CM Requiem(s) de
Stéphane Guérin-Tillié
avec Daniel Rialet
- CM Grand oral de Yann
Moix
avec Julie Depardieu
- Le frère du
guerrier de Marc Jolivet
avec Vincent Lindon
- Féroce de
Gilles de Maistre
avec Samy Naceri
- Une employée
modèle de Jacques Otmezguine
avec François Morel
- Les âmes câlines
de Thomas Bardinet
avec Micheline Presle
- L’adversaire de Nicole Garcia
avec Daniel Auteuil
2002 - La mentale de Manuel Boursinhac
avec Samy Naceri (non crédité)
- Remake de
Dino Mustafic
avec Evelyne Bouix
- CM Langue de cuivre d’Aurélien Cabat
avec Sophie-Charlotte Husson
- Mon idole de
Guillaume Canet
avec Guillaume Canet
- Je suis votre
homme de Danièle Dubroux
avec Isabelle Carré
- Filles uniques
de Pierre Jolivet
avec Sylvie Testud
- Les amateurs de Martin Valente
avec Lorànt Deutsch
2003 - Le convoyeur de Nicolas Boukrief
avec Albert Dupontel
- CM La chaîne du froid
de Hervé Lavayssière
avec
Ann-Gisel Glass
- Une vie à t’attendre de Thierry Klifa
avec Nathalie Baye
- Le grand rôle de
Steve Suissa
avec Stéphane Freiss
- Pour le plaisir
de Dominique Deruddere
avec Nadia Farès
- Les choristes de
Christophe Barratier
avec Gérard Jugnot
- CM Méprise d’Éric Le Roux
avec Jean-Michel Martial
- Narco de
Tristan Arouet & Gilles Lellouche
avec Guillaume Canet
2004 - Le plus beau jour de ma vie de
Julie Lipinski
avec Hélène de Fougerolles
- Les sœurs fâchées d’Alexandra Leclère
avec Isabelle Huppert
- CM Toi vieux de Pierre Coré
avec Jérémie Rénier
- Gemo 13 de Stéphane Rybojad (inachevé)
avec Sam Karman
- CM Les nouveaux refus de Laurent Baffie (proposés en bonus
du DVD du film de Laurent Baffie : « Les clefs de bagnole »)
- Quartier VIP de Laurent Firode
avec Johnny Hallyday
- The transporter 2 de Louis Leterrier & Corey
Yuen
avec Jason Statham
- Edy de Stéphane Tillié-Guérin
avec Philippe Noiret
2005 - L’ivresse
du pouvoir de Claude Chabrol
avec Isabelle Huppert
- Le passager de l’été de
Florence Moncorgé-Gabin
avec
Catherine Frot
- CM Au royaume des cendres de Mickaël Massias
avec Béatrice Borowiec
-
Ne le dis à personne de Guillaume Canet
avec
François Cluzet
-
Aurore de
Nils Tavernier
avec Carole
Bouquet
- CM Pablo, mon père et moi de Stéphanie Tchou-Cotta
avec Céline Milliat-Baumgartner
2006 - Je
crois que je l’aime de Pierre Jolivet
avec
Vincent Lindon
- Pur week-end d’Olivier
Doran
avec Bruno Solo
-
Fragile(s) de Martin Valente
avec
Caroline Cellier
-
La fille coupée en deux de Claude Chabrol
avec Benoît
Magimel
2007 - Ca$h
d’Éric Besnard
avec Jean Dujardin
-
15 ans et demi de François Desagnat et Thomas Sorriaux
avec Daniel
Auteuil
-
La différence c’est que c’est pas pareil de Pascal Laethier
avec Audrey
Dana